LXXVIII PREFACE
Mais la nolion de la mort n'est pas une notion claire, simple et partout la m<>me. Discourir en général sur la représentation de la mort et des morts sans les définir est h peine légitime. Elles présentent des variantes, dont les affinités avec la représentation des héros méritent d'être prises en considération. M. Czarnowski s'y est arrêté.
\J Ynglinga Saga ajoute que, lorsque les Suédois ont connu la mort de Frey, ils se sont gardés de brûler son corps, selon l'usage, mais l'ont conservé dans le tumulus, pour l'avoir près d'eux'. Si la nolion de la mort est hésitante et incertaine, elle est constante en un point. Nulle part on ne s'est représenté la mort comme un départ brusque et définitif^, A son premier coup, la vie s'attarde encore autour du cadavre. Partout on s'est imaginé un état passager de demie mort, qui dure ou peut durer tant que n'est pas achevée la décomposition cadavérique. A ce premier stade de la mort correspond une première série de rites funéraires, veillée funèbre, sépulture provisoire, etc.
On verra que J\I. Czarnowski assimile la condition des héros irlandais à cet état intermédiaire entre la vie et la mort par lequel passent tous les morts, mais qui se prolongerait pour eux indéfiniment. Il en donne des exemples significatifs^. D'autre part la Grèce, pays à héros, est un