‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 66 sur 249 · Ynglinga Sarja, XIII, l. /.. p · texte numérisé non relu

Ynglinga Sarja, XIII, l. /.. p

2. R. Hertz, Conlrihulion à une éJude sur la représentation collective de la mort, dans Année >>ociologique, t. X., p. 48 sqq.

3. Czarnowski, p. 139. O'Curry, Manners and customs of the ancient Irish, t. I. p. cccxxi.

r-RKPACE LXXIX

pays h vampires'. Les vami)iro.s, lanlôl danj^ereux et méchants, lantôl bienfaisants et malhoureux, sont des morts qui ne sont pas morls tout h fait; lein* corps n'a pas pu se (lécompospr comme il faut, soit que les rites funéraires n'aient pas été complètement exécutés h leur égard, soit qu'ils aient manqué leur eiïel; leur Ame n'a pas quitté leur corps. Or, plusieurs exemples, souvent cités, montrent que la croyance des Grecs incorporait l'éner^e posthume des héros t\ leur d(''pouille mortelle. Lorsque Clisthène, tyran de Sicyone, dont il a été question plus haut-, voulut faire échec au pouvoir que le héros argien Adraste était encore caprdjie «l'exercer sur sa ville il y lit apporter les restes de son ennemi particulier, Mélanippe, (ils d'Astacos. La tradition grecque relative aux héros conserve le souvenir d'un tem[)s où les prédécesseurs des (Irecs historiques n'incinéraient pas les morts, mais les inhumaient dans des tombeaux qui étaient des chambres funéraires'. Les tombes héroïques, en Grèce, étaient des HôXo:, c'est-ô-dire des chambres voûtées, des tombes mycéniennes, des habitations des morts, comme les grands tombeaux mégalithiques d'Irlande, qui étaient les palais de Trtafha dé Danann. En somme, tandis que l'on s'efforçait, pour la grande masse des morts, de faciliter, de hâter la désapproprialion dw corps, le départ de l'âme, on pensait, semble-t-il, l'avoir empêché pour les héros.

Ce rapprochement de faits, s'il est légilime, fournit une solution de la difficidté énoncée plus haut. On s'e.xpliquerait de la sorte qwe les héros conservassent après la mort

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