‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 74 sur 249 · PRÉFACE LXXXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE LXXXIX

rables. La rnorl du héros convient en effet à ces fêtes tristes où les sociétés troublées, ou bien anticipant leurs troubles, se recueillent dans la contemplation de leurs peines ^ Entre leur culte funèbre et le culte funéraire des échanges se sont produits. Distincts à l'origine, ils se sont rejoints, croisés, môme identifiés-. Des morts sont devenus des héros : les héros des morts. C'est à cet état d'enchevêtrement que l'Irlande présente leurs cultes. Tenir compte de leur confusion n'est pas renoncer à les distinguer dans leurs origines?

Des témoignages importants de leurs différences spécifiques nous ont été laissés. Ce qui reste du héros, en cas d'extrême réduction, c'est un indice de fonction : héros médecins, héros de la néoménie, chez les Grecs ^ Nous en concluons qu'il est par essence et au fond un symbole de fait social. Le tombeau est un support du S3^mbole. Les héros tiennent moins aux morts qu'aux dieux de fonctions, aux dieux particuliers, aux Sondergotier, définis par Usener. Bon nombre de ces dieux spéciaux sont des héros. Tels sont, entre autres, ceux des fêtes que nous avons rencontrés tout à l'heure, en discutant la relation du drame festival et des cultes héroïques. Les héros sont des symboles de fonctions et de caractères sociaux, qui rendent témoignage jusqu'à la mort, comme Hippolj'te, héros de la pureté*. Moins limités dans leurs attributions ou dans le cercle de

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