‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 85 sur 249 · De Groot, op cit., p. 572 ss., p. 589 ss · texte numérisé non relu

De Groot, op cit., p. 572 ss., p. 589 ss

4. Jbid., p. 589 ; Albert Réville, La religion chinoise (Bisloii'e des religions, III). 1889, p. 603.

INTRODUtrriON 11

destitué ot rcmplncr par un autre. Le fait s'est produit plus d'une fois dans les villes grecques. En Chine, l'empereur peut révoquer les héros qui négligent leurs fonctions'. De même on voit des églises chrétiennes changer de vocables. On les dédie i\ dos saints en vogue tandis que les vieux patrons tombent dans l'oubli.

Le cultr du héros est un culte public. — Le fait que le culte héroïque est chose publique, appert aussi de ce qu'il est obligatoire à un degré plus élevé, pourrait-on dire, que celui des morts en général ou des ancêtres anonymes.

Dans les groupes à base familiale, le culte du héros résume celui de tous les autres ancêtres. L'admission à ce culte équivaut à l'adoption. Le héros est l'ancôtre par excellence, qu'on invoque toujours individuellement, tandis que le culte des autres morts de la famille, en tant que culte d'esprits individuels, devient facultatif après un certain temps.

Quant aux héros des groupes qui sont des unités politiques, leur culte est obhgatoire dans la même mesure que l'est la soumission aux pouvoirs constitués. Se dérober au culte de l'Empereur équivalait dans l'Empire romain t\ un crime de haute trahison, tandis que chacun y pouvait choisir librement ses dieux. De même un citoyen qui ne pratique pas le culte de ses héros municipaux lèse sa patrie. En un mol le culte des héros est par excellence un culte d'Elat,

Pareillement, dans les corporations, chaque membre est obligé de prendre part au culte du héros patron, tout en restant libre de pratiquer en dehors de sa profession tel culte qu'il entend. De plus, le héros est généralement le seul mort auquel la corporation rende un culte. Tout au

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