Pindare, /• Olympique, v. 93 ss
D'autres sépultures héroïques se voient aux portes des villes, parfois môme, comme le tombeau d'Etole, fils d'Oxylos, à Elis, sous la porte môme'. Ou bien encore le héros est enterré à la limite du territoire, comme le fut le héros Koroibos, ainsi que son père Mygdon ^
Au contraire, les morts qui ne sont pas des héros sont enterrés au dehors de la ville, dans leurs tombeaux de famille. U y a ainsi entre eux et une grande partie des héros une différence de traitement, qui apparaît capitale, lorsqu'on considère que ces héros sont précisément ceux dont le culte est le plus ancien et le mieux enraciné, qu'ils sont des héros types, auxquels on a seulement assimilé tous ceux, qui sont le produit d'héroïsalions postérieures '•
Le héros grec est donc un mort privilégié entre tous les morts. Son tombeau occupant un emplacement inusité pour une sépulture, mais qui est normal pour l'édification d'un sanctuaire divin, le culte qui s'y pratique prend nécessairement l'aspect d'un culte rendu à un mort exceptionnel, à un mort qui serait devenu un dieu.
En effet, certains héros sont directement associés aux dieux dans la célébration du culte. Tel est à Amycles Hyakinthos, qui a une part dans les offrandes apportées à Apollon. La ligne de démarcation entre les héros et les dieux est môme si peu nette que nous voyons de nombreux dieux locaux transformés en héros par la croyance populaire, et inversement un héros, môme obscur, est fréquemment appelé Oîo^, dieu. Quelques-uns des personnages de la mythologie et de l'épopée sont vénérés tantôt comme