Pausanias, V
2. Ibid., VHI, 26,3 : tombeau de Koroibos. Ibid., X, 27.1 : tombeau deMygdon, père de Koroibos,
3. Nous renvoyons en ce qui concerne celte question à Rohde, op. cit., I, chap. : Die lleroen.
dieux, tantôt comme héros, par exemple Asclépios, Héraclès ou Achille, qui était dieu en Epire et i\ Erylhres et (|ui recevait en Ehde un culte héroïque'.
LES HÉROS SONT DES MORTS QUI GARDENT LEUR INDIVIDUA- LITÉ. — Ainsi le héros est un mort qui est un dieu. Par là même et par le fait du caractère exceptionnel de sa sépulture, c'est un mort qui conserve son individualité intacte.
Tandis que le culte des autres morts en tant qu'individus dure seulement aussi longtemps que la mémoire de leurs proches, celui du héros s'adresse toujours à un personnage distinct.
Son rlpojov est un sanctuaire qui lui est dédié personnellement, comme les temples le sont aux dieux. On inscrit sur le fronton le nom du héros ou son épilhète'. Il en est de même des autels qui se dressent sur les tombes héroïques. Le héros profite seul des offrandes qu'on y apporte et des sacrifices qu'on y célèbre. Quand Ulysse évoque Tirésias, il verse d'abord une hbation « pour tous les morts » après quoi il offre un sacrifice particulier à l'ombre du devin \
Et les générations successives ont beau rejoindre leurs prédécesseurs dans l'oubli, le culte du héros persiste immuable. Ainsi les habitants de Mégare célèbrent annuellement des sacrifices en l'honneur des héros Térée et Inus*, ceux d'Amalhonle en l'honneur d'Onésilos ^ Achille est pleuré au moment du coucher du soleil par les femmes
1. (-f. Rohde, I, p. 183 s. et notes; Usener, GoUernamen p. 239.
2. Ainsi rii/ipa découverte dans l'T^pwov à l'ouest de l'Altis d'Olympie portait les inscriptions : r,Qiuop, f,pa)o,-, f,pajov plusieurs fois répétées. Curtius, Die Allâre von Olympia, p. 21 ss.