‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 105 sur 138 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les indications archéologiques les plus précieuses, celles que recherche tout d’abord l’historien, sont celles qui proviennent des inscriptions lapidaires ou des textes. Nous avons signalé les principaux textes relatifs au mythe et au culte d’ Adonis. Quant aux inscriptions, elles sont d’une telle rareté qu’à peine peut-on en citer deux ou trois exemples. La Phénicie seule aurait pu être à ce sujet d'une véritable richesse ; mais les Phéniciens, comme les Hébreux, ont peu écrit. « Le corps entier des écritures hébraïques, quoiqu’il suppose l’usage d’écrire sur la pierre ou sur le roc \ ne mentionne pas expressément une seule inscription dans le sens complet que nous attachons à ce mot, et, avant la découverte de l’inscription moabite de Dibon, on pouvait douter que l’épigraphie fût dans l’usage d’aucun peuple chananéen. Les stèles comme celles de Dibon durent être rares; quant à l’habitude de mettre des inscriptions sur les monuments, les tombeaux, les monnaies, elle ne fut peut-être pas chez ces peuples antérieure à l’époque où ils commencèrent à imiter les Grecs. La numismatique phénicienne suit la même loi; il n’y a pas de monnaie phénicienne antérieure aux monnayages grecs ou persans. Il n’est pas sûr que l’inscrip-

Page 1