‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 106 sur 138 · Job, xix, 23, 24 (Note de Renan · texte numérisé non relu

Job, xix, 23, 24 (Note de Renan

LES MONUMENTS DU CULTE d’aDÔNIS

tion d’Eschmunazar soit beaucoup plus ancienne, et, en tout cas, le tour gauche, pénible, fastidieux, de cette inscription, est bien loin du ton simple et ferme des peuples qui écrivirent beaucoup sur la pierre... Certes, il est inadmissible que le fait d'Eschmunazar soit un fait absolument isolé, et la seule possibilité de trouver des textes d'un intérêt aussi élevé justifiera tous les sacrifices et tous les efforts; mais il ne faut pas concevoir d’esperanees exagérées ; en somme, les inventeurs de l’écriture paraissent n'avoir pas beaucoup écrit. On peut affirmer du moins que les monuments publics chez les Phéniciens restèrent anépigraphes jusqu’à l’époque grecque. Nous sommes loin de croire qu’on ne trouvera pas après nous de nouvelles inscriptions, nous sommes sûrs même qu’il y en a parmi les débris d’Oum el-Awamid ; mais une riche épigraphie nous aurait livré plus de trois ou quatre textes, et, si l’on suppose que le sort nous a peu favorisés, citons le témoignage de M. Thomson, l'homme qui a le plus parcouru la Syrie et qui déclare avoir cherché vingt ans sans avoir trouvé en Phénicie un seul mot en caractères phéniciens \ »

Il serait donc puéril d’espérer trouver dans les inscriptions phéniciennes des documents décisifs sur le culte du dieu de Byblos. En aucune d'elles on ne trouve le nom d’Adônis ou le nom de Thammouz. Ces noms, nous les trouverons en d'autres régions, sur des miroirs étrusques. 11 faut toutefois signaler en Phénicie diverses inscriptions grecques, dont la plus intéressante date de l’an 43 de l’èrc chrétienne; elle a été trouvée à Fakra* et porte

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