‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 117 sur 138 · Cf. Athenæus, lib. IX, pag · texte numérisé non relu

Cf. Athenæus, lib. IX, pag

3. Athenæus, lib. III, p. 95. Cf. en outre Meursius Cyprus, p. 150.

APPENDICE II

porcs, et on en mangeait la chair, le sang ou le jus1 2. On mangeait cette viande en même temps que des souris offertes en holocauste*. Et les souris n’étaient pas des animaux sacrés ; les mages babyloniens en avaient horreur, ils les tuaient3 4. Dans F î le de Cypre, on offrait, le 2 avril, un porc à Aphrodite ; ce porc représentait le sanglier qui avait tué Adonis*. Souvent on faisait à la même déesse des sacrifices de porcs5 ; à Argos, ces sacrifices s'appelaient Hystéries6. Ils avaient lieu aussi devant les temples de l’Héraklès tyrien7. Antiochus Epiphane fit offrir des sacrifices semblables à Jupiter Olympien ou au Baalsamin tyrien, et obligeait les Indiens à manger la chair des victimes8 9. Ces sacrifices ont sans aucun doute un rapport avec le sanglier érymanthique, de même que les chiens qu’Héraklès abhorre en ont un avec Cerbère, et les sacrifices de porcs en Egypte avec Typhon*.

Je ne puis m’empêcher de parler ici d’un usage qui a passé de la religion phénicienne dans les Thesmophories. Ce sont les piyapa, dans lesquelles on conduisait les porcs. Il en est question dans plusieurs passages des auteurs anciens, encore insuffisamment expliqués. Les porcs étaient chassés dans un précipice souterrain, et la

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