Cf. Herodot., II
APPENDICE II
croyance populaire, en Béotie, affirmait que, l’année suivante, ils arrivaient au lieu de leur destination, dans le Hadès. C'est ainsi que j’entends le passage falsifié de Pausanias’ : éç xà piyapa /.aXoûp.£va à'pta atv 0^ tojv VEopy&v T OÙÇ ôè ÛÇ TOUTOU^ £Ç T7]V £7UOÜ(7aV TOÜ £TOUÇ ü)pav £V AtOôtov-fj ipaatv eiù Xoytp tQÔe àXXoç ttoO xiç 7TEt<707)crETai, oii, au lieu de év AwôtbvT). je lis év 'Afôij elvac. Méyapa, ce sont les abîmes souterrains, consacrés aux puissances infernales, le séjour, dans le Hadès, des deux déesses, Gérés et Proserpine, auxquelles les porcs sont envovés en holocauste : Méyapa, zavayEta otz'/jp.aTa, xàTacv0£aïv, 7jyouv Arjpnr]Tpoç xai Fl £pci£<p6v7)ç\.. C’était au cri de Meghara, Meghara ! qu’on précipitait les porcs dans l’abîme. C’est le pteyapt^eiv1 2 3 4 que Sainte-Croix traduit, dans ses Recherches sur les mystères \ par : « en prononçant quelques mots du dialecte Mégarique (!) » ; dans Suidas, Hésychius, Photius (Lexique), nous trouvons : M£yapî£ovT£ç, piéyaXa (pour piyapa) Xéy ovxeç. Le mot s’est formé de la même façon que d’autres mots également empruntés à des cultes étrangers, par exemple àôovcâÇeiv, EÛà^Eiv, ôXoXû^Eiv... Ce cri de meghara et cette coutume sont des vestiges du culte phénicien, conservés dans la Béotie kadméenne.
Quant aux raisons pour lesquelles on sacrifiait les porcs, les écrivains anciens ne nous les révèlent pas plus que celles pour lesquelles ils inspiraient tant d’horreur. C’est