Tome II, p
APPENDICE II
pour eux un ispôç Xôyoç, sur lequel ils gardent un silence plein de mystères1. Ou bien ils ne savent que citer un quid pro quo : ils disent, à propos du temple d’Hémithéa — à Castabus — , que les Perses reconnaissent comme leur déesse nationale, que nul mortel ne devait pénétrer dans le sanctuaire s'il avait touché un porc ou mangé de sa chair, parce que les porcs avaient un jour gâté le vin du père de la déesse*. Les Egyptiens avaient, dit-on, cet animal en horreur, parce qu’il mange ses propres petits3, parce que son lait fait venir des boutons, parce qu’il s'accouple à la lune décroissante*, parce qu’il nuit aux fruits de la terre3. On disait encore que c'était en chassant un sanglier que Typhon avait trouvé le cadavre d’Osiris et l’avait déchiré en morceaux ; mais, ajoute Plutarque, se basant sur l’opinion d’autres auteurs, cette explication n’est pas juste. Maintenant encore, les Orientaux ont horreur de la chair du porc, qui est considéré comme un animal païen, car, d’après une tradition turque, tous les animaux ont été convertis par Mahomet, à l’exception du sanglier et du buffle ; aussi ces deux animaux sont-ils fréquemment appelés chrétiens6.
Ces diverses explications jettent une lumière défavorable sur la signification du dieu dont le sanglier est l’animal sacré et le symbole. Le sanglier est considéré comme le meurtrier d’Adônis7; le plus souvent c’est