‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 120 sur 138 · Burckhardt, Voyages en Palestine , I, Th. S · texte numérisé non relu

Burckhardt, Voyages en Palestine , I, Th. S

7. Apollodor., III, xiv, 4. Lucian., De Dea Syria, 6. Bion, Idyll., 1,7.

APPENDICE II

Mars lui-même, qui, jaloux du favori d’Aphrodite, s’est changé en sanglier pour le tuer et posséder seul la déesse1 2 . Une autre version, rapportée par Ptolémée Héphestion % estd’une grande importance pour le mythe d’Adônis et pour celui d’Héraklès. Erymanthe, fils d’Apollon, avait aperçu Aphrodite au bain, sortant des étreintes d’Adonis ; en punition, il fut changé en ce sanglier érymanthique, qui, par vengeance, tua Adonis, et fut tué à son tour par Héraldès. Mais, sans même tenir compte de cette version, qui incorpore plus intimement encore le sanglier au mythe phénicien, nous voyons que les Grecs connaissaient aussi ce symbole de Mars : sous la ligure d’un porc, Mars est la cause de tous les maux3. En Egypte, où le rôle de Mars est reporté sur Typhon, celui-ci est représenté sous la forme d’un sanglier4, et les sacrifices de porcs offerts à Osiris 5 avaient certainement un rapport avec Typhon. La coutume, qui existait en Cypre, de nourrir avec des figues les porcs consacrés à Aphrodite6, de les empêcher de manger des immondices, et de forcer les bœufs à prendre la nourriture ordinaire des porcs, se rapproche de la conception qui représente Mars sous la forme d’un porc, et obligé, pour s’approcher d’Aphrodite, de quitter cette forme, tandis qu’Adônis,

1. Lydus, De Mensibus , 1. c., Nonnus, Diontjs., XLI, 208. Julius Firmicus, De Errore peof. vcl ., p. 14. Cyrill. Alexandr., Op., tom. Il, p. 257.

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