‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 19 sur 138 · S. Jérôme, Epist. ad Paulin · texte numérisé non relu

S. Jérôme, Epist. ad Paulin

3. ’AÔwvtSo; ispà (Strabon, XVI, 2); BûgXou iepâç, sur des monnaies.

l'exode du culte

« Goublou, que les Grecs appelèrent Byblos, se vantait d’ètre la ville la plus vieille du monde. Le dieu El l'avait fondée, à l'aurore des siècles, contre le flanc d’une colline qu'on apercevait d’assez loin en mer. Une anse, aujourd’hui comblée, lui permettait d’entretenir une marine nombreuse1. » Byblos fut, en effet, une des villes les plus puissantes de la Phénicie. Elle étendait sa domination jusqu’au cœur des forêts du Liban, et si elle n’eut pas le renom maritime de Tyr et de Sidon, ses ouvriers, ses charpentiers et ses maçons passaient pour être d’une habileté merveilleuse: c’est de Byblos que, sur la foi de cette renommée, le roi Salomon fit venir les ouvriers qui édifièrent le Temple de Jérusalem2. La ville s’étendait, sans doute, non seulement le long du rivage, mais aussi sur les pentes douces qui formaient comme un cirque de faibles hauteurs3 4. Un texte de Strabon a même fait croire que la ville ne confinait pas à la mer, mais s’en trouvait à une légère distance : « Byblos, dit Strabon, eut pour premier roi Kinyras; elle est consacrée à Adonis. Elle est située sur une hauteur, à quelque distance de la mer s. » En réalité, il est hors de doute, après les recherches de Renan, que Byblos fut une ville maritime, au même titre que les autres grandes villes de la Phénicie. Mais la partie sainte de la ville, où se dressait le fameux temple

1. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, tome II, p. 172-173.

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