‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 24 sur 138 · Etgmolog. Magn., "Açaxa · texte numérisé non relu

Etgmolog. Magn., "Açaxa

l’exode du culte

C’est ainsi que le nom de Kabélias (pour Kabr-Elias ) est maintenant considéré par les hommes un peu instruits du pays, qui ne peuvent y voir le tombeau du prophète Elie, comme désignant le tombeau d’un prince maronite nommé Elias. L’application du nom de Nahr-Ibrahim au fleuve Adonis est, du reste, assez ancienne 1 . » Autour de la source du Nahr-Ibrahim s’étend un paysage merveilleux et sauvage. C’est encore à Renan que nous en empruntons le plus saisissant tableau : « Afka, dit-il, est un des sites les plus beaux du monde. Il rappelle le paysage du col des Cèdres, avec moins d’ampleur, mais avec plus de variété et de vie. L’espèce d’entonnoir d’où sort le fleuve est comme le point central d’un vaste cirque formé par des tours de rochers d’une grande hauteur. Le fleuve se précipite ensuite de cascade en cascade à d’effrayantes profondeurs, au-dessus desquelles règne une sorte de toit, et sur ce toit serpente la route d’Akoura. La fraîcheur des eaux, la douceur de l’air, la beauté de la végétation ont quelque chose de délicieux. L’enivrante et bizarre nature qui se déploie à ces hauteurs explique que l’homme, dans ce monde fantastique, ait donné cours à tous ses rêves2. » De son côté, Maspero donne la description suivante de la source du fleuve Adonis : « L’Adonis, dit-il, naît près d’Aphaka, au bas d’un cirque étroit, à l’entrée d’une grotte irrégulière qui fut très anciennement retaillée de main d’homme; il s’engouffre en trois bonds dans une sorte de cuve circulaire, où il rallie les eaux des fontaines voisines, puis il se précipite sous un pont romain d’une seule arche et s’épanche de cascade en cascade jusqu’au ras de

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