Voir aussi Suidas, o-LSèv ïspôv
LEXODE DU CULTE
des dieux'. «Cependant les poètes le chantent, les femmes célèbrent ses fêtes en grande pompe. Mais, par une destinée fatale qu’ont subie en Grèce la plupart des dieux venus des pays étrangers, son caractère se modifie, s’atténue et ne présente plus qu’une image très affaiblie du mythe et du culte primitifs. La déesse, avec laquelle il se confond encore à Rhodes et à Cythère, se sépare peu à peu de lui. Le dieu passe au second plan, et, tandis que l’Aphrodite paphienne devient dans les villes grecques une divinité des plus puissantes et des plus adorées, le Thanimouz phénicien se réduit rapidement à un héros mythologique que la déesse entoure de sa protection et de son amour. A cet état, il se confond avec une multitude d’autres dieux secondaires, nés peut-être de lui, en tous cas fruits d’une conception identique. Sans parler de Phaéton qui, bien que d’une origine semblable à celle d’Adônis, demeure le centre d’un mythe solaire spécial, on retrouve la légende adônique dans cet Adraste2 argien, tué comme Adonis par un sanglier, pleuré comme lui à certaines époques de l’année, et dont le symbole tellurique s’identifie à celui d’Adônis. On peut retrouver les mêmes analogies dans le culte de Maneros ainsi que dans celui de Linos, dont Pausanias nous parle avec assez, de détails3. Ce sont là encore des héros morts jeunes et que l’on pleure dans des lamentations solennelles. On peut