‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 44 sur 138 · F asti Attici , tome II, p. 297 sq · texte numérisé non relu

F asti Attici , tome II, p. 297 sq

LA SYMBOLIQUE DU MYTHE ET DU CULTE

nom est : « fils de la vie »; en Chaldée comme en Syrie, il était l’époux d’Astarté ' . »

Son caractère de dieu suprême a d’ailleurs été, pour Adônis-Thammouz, le principe de toute une sérié d'avatars et de transformations successives, déterminés par 1 indécision qui résultait de sa suprématie même. Considéré comme une toute-puissance supérieure aux autres manifestations divines et les enfermant dans son propre rayonnement, il apparaissait plus dénué que tout autre des caractères distinctifs et des attributs spéciaux qui s attachent à chaque dieu et en déterminent la physionomie propre. Ses émanations secondaires se spécifiaient, plus que lui, dans la représentation symbolique de telle ou telle force naturelle et prenaient en conséquence, aux yeux des populations, un caractère divin, sinon plus important, du moins plus précis et plus vivant. Sans vouloir insister ici sur ces mille formes mythologiques qui, à mesure quelles s’éloignent du Thammouz primitif, apparaissent plus vagues, plus indécises, et finissent par s’absorber et se fondre dans des mythes voisins, il convient d’en signaler les manifestations qui se distinguent par leur importance spéciale, ou par la clarté qu’elles apportent dans la conception d’Adônis lui-même.

Le mythe d’Adônis enferme, dans une signification très large, plusieurs interprétations particulières, suivant le caractère que l’on envisage dans le dieu. Il est à la fois le symbole de la puissance solaire, le dieu protecteur des expéditions maritimes, et le principe fécond qui fait naître et mûrir les moissons et les fruits. Pourtant, considéré

1. Jules Soury, La Phénicie ( Reçue des Deux-Mondes, 15 décembre

Page 1