‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 64 sur 138 · Ct. Ezéchiel, viii · texte numérisé non relu

Ct. Ezéchiel, viii

LES FÊTES d'aüÔMS-THAMMOUZ

deuil où, en pleurant Adonis, on pleurait la mort de toute force et de toute fécondité, les rapports conjugaux euxmêmes étaient interrompus, comme en témoigne ce texte, cité par Movers : « Cumque suos célébrant ritus his esse diebus se caslos memorant. — Pendant le cours des fêtes, ils ont soin de demeurer chastes. » C’était là, d’ailleurs, une coutume très répandue. La continence, l’abstinence et le jeûne étaient observés, en de fréquentes occasions, comme un témoignage de deuil. Ainsi, chez les Sabéens, les femmes qui célébraient la fête du dieu Tâ-Uz et qui se lamentaient sur sa mort, ne se nourrissaient, pendant tout le cours des fêtes funèbres, que de fruits séchés, et devaient rigoureusement s’abstenir de farine moulue1 II.. Ces sacrifices et ces privations se traduisaient, dans les Adénies, par un usage très fidèlement observé : beaucoup de femmes, en signe de deuil, se rasaient la tète et faisaient au dieu le sacrifice de leur chevelure. Celles qui ne consentaient pas à ce sacrifice étaient tenues de se prostituer, pendant toute une journée, aux étrangers venus à Byblos pour participer aux fêtes : « Les femmes qui ne veulent pas sacrifier leur chevelure, dit l’auteur du De Dea Syria , payent une amende qui consiste à prostituer leurs charmes pendant une journée. Les étrangers seuls, du reste, ont droit à leurs faveurs, et le prix du sacrifice est offert à Vénus’.» C’était là, d’ailleurs, une coutume en usage dans toute l’Asie Moyenne et répandue jusqu’en Cypre.

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