Homère, Odyssée, XX, v
LES FÊTES d’aDÔNIS-THAMMOUZ
villes du continent, les Adônies sont devenues une fête traditionnelle dès les premières relations commerciales de la Grèce et de la Phénicie. Partout cette fête nous est présentée comme une fête du deuil, marquée par les plaintes et les lamentations bruyantes des femmes.
Vers la XLIVe olympiade, Alcéede Mytilène connaissait Adonis et ses fêtes : « O Kythérée, il est mort, le bel Adonis; lamentez-vous, jeunes filles, et frappez vos poitrines 1 2 ! »
A la même époque, et dans la même ville, Sapphô* le chantait aussi. A Argos, au témoignage de Pausanias, des fêtes semblables avaient lieu3 4. Vers le Ve siècle, les Adônies avaient pris rang parmi les principales fêtes athéniennes. Les écrivains grecs font de fréquentes allusions, non seulement au dieu, mais aussi à diverses pratiques de ses fêtes. Aristophane cite les Adônies en même temps que les Panathénées et les fêtes d’Hermès :
« Et nous célébrerons en ton honneur les grandes Panathénées et toutes les fêtes des autres dieux, les mystères d’Hermès, les Diipolies, les Adônies1... »
Au mois de Scirophorion — juin-juillet — , les femmes d’Athènes semaient dans des pots de terre ou dans des vases, ordinairement peu luxueux, quelques graines, qui, sous l'influence de l’été, germaient en peu de jours. C’était du fenouil, du blé, de la laitue, des anémones. Ces plantes n’étaient pas choisies au hasard. Le blé symbo-