‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 85 sur 138 · De Dea Syria · texte numérisé non relu

De Dea Syria

LE CULTE PHALLIQUE DANS LES FÊTES d’aDÔMS 163

de ce sexe. On attribue à Combabus la cause de ce changement d’habits, et voici à quel propos : Une femme étrangère, qui était venue pour assister à une fête solennelle, le voyant en habits d'hommes, et si beau, en devint éperdument éprise ; puis, quand elle sut qu’il était eunuque, elle se donna la mort. Combabus, désolé d’être si malheureux en amour, s’habilla en femme, pour éviter qu’une autre ne tombât dans la même erreur. Voilà pourquoi les Galles sont habillés en femmes 1 . » D’après ce récit, l’origine de la castration remonterait donc au temps de cette Stratonice, reine d’Assyrie, qui semble être elle-même une sorte de personnage légendaire et mythologique confondu avec la Sémiramis babylonienne. Quoi qu’il en soit, cet usage, venu d’Assyrie, s’était répandu dans les fêtes syriennes de Thammouz et d’Astoreth.

Voici, d’après la description que donne le De Dea Syria des cérémonies d’Hiérapolis, comment se pratiquaient les mutilations des Galles 2 :

Au moment où commençaient les fêtes, les prêtres, à l’extérieur du temple, s’excitant mutuellement, se tailladaient les bras et se frappaient les uns les autres de coups de couteau. La vue du sang, au lieu de les apaiser, les excitait davantage. Près d’eux, des musiciens jouaient de la flûte, et, à l'aide de tambourins et d’instruments divers, entretenaient la frénésie sacrée. On chantait des hymnes, des cantiques ; on brûlait des parfums. Dès lors, l’orgie sanglante ne connaissait plus de

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