‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 89 sur 138 · Voir Barueh, vi, 42-43; Selden, De Diis Syriis , II · texte numérisé non relu

Voir Barueh, vi, 42-43; Selden, De Diis Syriis , II

LES FÊTES d’aDÔNIS-THAMMOUZ

en Syrie, en Lydie, en Grèce, à Carthage’ et en Numidie*, à Rome et en Sicile. Toutefois, c’est dans son foyer originel, à Babvlone, que la prostitution sacrée paraît avoir eu son plus intense développement. Elle avait lieu en l’honneur de la déesse de la fécondation, Zarpanit, invoquée plus tard sous le nom générique et commun de Mylitta 1 2 3 . Cette Mylitta babylonienne, si étroitement apparentée avec les Baalath phéniciennes, leur avait transmis les usages de son culte. Aussi, dès que la période d’émigration fut accomplie, nous trouvons la prostitution établie dans toute l’Asie Moyenne et la Basse-Asie. En Lydie4, en Cypre, dans un grand nombre de villes de l’Asie-Mineure, les jeunes filles faisaient à la déesse le sacrifice de leur virginité, et devaient, en se prostituant, amasser une dot pour leur mariage 5: « Mos erat Cypriis virgines ante nuptias statutis diebus dotalem pecuniam quæsituras in quæstum ad littus maris mittere pro reliqua pudicitia libamenta soluturas6. » Maury voit une allusion à cette coutume dans l’inscription trouvée à Palæpaphos, où l’on peut lire la consécration faite par Démocrate, fils de Ptolémée, chef des Ivinyrades7 — ô âp)(ôç twv Kivu-

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