Movers, Die Phônisier, 1, vu
2. On peut voir la reproduction de cette figure dans Creuzer-Guigniaut. Relia ions de l'Antiquité , planche CLV, nu 595 a.
LES FÊTES d’aDÔNIS-THAMMOUZ
fenêtres, après l'avoir paré de lambeaux d'étoffes de soie et de rubans de diverses couleurs. On y ajoute des espèces de poupées habillées en femmes; jadis même c’étaient des simulacres faits de pâte de farine (des phallus) ; et l'on forme des danses aux flambeaux, et puis en plein air autour d’un grand feu’. »
Il existe en Provence une survivance très curieuse et très fidèle de l’usage des « jardins d’Adônis ». A l’époque de Noël, dans chaque maison, on dépose, devant les crèches, une soucoupe ou un petit vase, remplis d’eau et de graines de blé, quelquefois des lentilles ; les graines germent rapidement, et forment de minuscules jardins, hâtifs et presque aussitôt flétris. On sait, d’autre part, que la symbolique chrétienne de la fête de Noël n’est qu’une expression nouvelle de l’ancienne symbolique des fêtes célébrées en l’honneur du retour des dieux calendaires. En Provence, on désigne la fête de Noël sous le nom de festo de Calèndo . Le blé semé à cette occasion s’appelle blé de Sainte-Barbe, en raison du jour approximatif des semailles : « Deux semaines auparavant, en sa présence, sœur Nanon avait mis germer le blé de Sainte-Barbe, dont la précoce verdure, symbole de renouveau, doit décorer la table où se sert le repas de Noël. Pour cela, on met simplement une pincée de blé au fond d’une assiette que l'on humecte d’un peu d’eau, et voilà les semailles faites. Patience ! Au bout de quelques jours, dans la tiédeur du logis clos, sur le coin de la cheminée, le blé de Sainte- Barbe germera s .