‹ Le Cœur des ObèsesChapitre 11 sur 18 · DD · texte numérisé non relu

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des hydrates de carbone. On sait combien ceux-ci sont nécessaires au bon fonctionnement des muscles et du muscle cardiaque en particulier. Le traitement de l'insuffisance cardiaque par l’administration abondante d’hydrate de carbone surtout associé à des injections d'insuline, a fait l’objet de très nombreux travaux. Des résultats très favorables ont été obtenus d’une facon à peu près constante. Inversement on conçoit qu'une restriction trop grande des hydrates de carbone favorise l'apparition d’une insuffisance cardiaque. Un traitement thyroïdien à doses trop fortes ou trop prolonuées peut aussi provoquer des accidents cardiaques.

A quel âge meurent les obèses ?

On peut dire, d’une façon générale, que la vie des obèses est abrégée. La mort survient le plus souvent aux environs de la cinquantaine. C’est du moins ce qui résulle des statistiques de Smith et Willins que nous donnons ci-dessous, portant sur 136 cas. Les décès seraient survenus de la façon

suivante :

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ÉTUDE RADIOLOGIQUE ET ORTHODIAGRA®HIQUE DU CŒUR DE L'OBÈSE

La radiographie du cœur des obèses est assez déconcertante, même lorsqu'elle est nette, ce qui n’est pas toujours le cas. L'image obtenue ne peut pas fournir des conclusions précises.

Le cœur semble diminué de hauteur, et a, dans l’ensemble, une forme triangulaire à large base étalée sur le diaphragme. Le bord droit est très oblique et court. Le bord gauche a une pente moins prononcée que normalement. La pointe ne se voit pas et ce qui est pris pour elle est rejeté en dehors. Cet aspect donne l'impression d’un agrandissement des cavités droites.

Le problème qui se pose est cependant angoissant pour l’avenir du malade. Sommes-nous en présence d’un cœur normal, dont l’ombre seule serait modifiée, où devant un malade qui évolue vers l’asystolie? L'image radiographique nous fait incliner vers la deuxième hypothèse et, cependant, la clinique nous prouve le contraire. Malgré cela un doute reste et la pensée d’une insuffisance cardiaque n’est Jamais écartée. Cette fausse interprétation est due à l'insuffisance de ce moyen d'exploration.

Les causes d'erreurs sont multiples.

L'écran est toujours éloigné du cœur par une paroi thoracique souvent énorme el, suivant sa situation, les dimensions de l’image varient.

Un examen plus approfondi du bord droit nous révèle que ses limites sont floues et surtout celles de son extrémité inférieure. Le sinus cardio-diaphragmatique droit est très mal

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dégagé, parfois inexistant. Or l'étude du cœur des obèses, dans la salle de nécropsie, nous montre lexistence d’une masse graisseuse particulièrement développée à l'embouchure de la veine cave inférieure dans l’oreillette droite. Cette masse s'appuie sur le diaphragme et dans l'inspiration elle s’abaisse dégageant ainsi la terminaison de l'arc de l’oreillette droite. Un rôle important est joué par les franges péripéricardiques latérales, très importantes chez l’obèse. Ces formations adipeuses sont des organes mobiles de remplissage et l’abaissement du diaphragme modifie leur situation. Elles pénètrent dans le sinus qui s'agrandit à ce moment et dégagent ainsi la partie inférieure du bord droit du cœur. Le bord gauche ne présente pas, lui non plus, de précisions plus grandes. La pointe du cœur se trouve derrière la coupole diaphragmatique gauche et l'épaisseur des plans antérieurs empêche de se çrojeter sur le cliché. Des franges graisseuses péripéricardiques font saillie sous la plèvre au niveau du cul-de-sac cardio-diaphragmatique gauche et semblent l’obturer complètement sur la radiographie. Le bord gauche paraît donc à première vue se continuer sans ligne de démarcation nette avec la coupole diaphragmatique gauche. On pourrait conclure à tort à un élargissement du diamètre transversal. La radiographie ne peut donc être ulilisée dans une étude du cœur de l’obèse.

La téléradiographie donne des résultats bien supérieurs, et résout le problème en grande partie. Bien des appareils de radiographie utilisés encore actuellement ne permettent pas d'employer cette technique. Il est également inutile de faire les frais d’une téléradiographie puisque nous possédons un moyen pratique, donnant des résultats suffisamment exacts, quoique présentant un cerlain coefficient d'erreurs personnelles : c’est l’orthodiagramme du cœur.

L'image obtenue ne dépend pas de la distance du cœur à l'écran et nous pouvons préciser les points qui servent de repère à nos mesures.

L'orthodiagramme est tracé, en utihsant la technique usuelle. Mais au lieu de le faire en respiration tranquille, il faut le

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