CHAPITRE PREMIER L'EXAMEN CLINIQUE
L'examen clinique du sportif au point de vue cardio-vasculaire sera aussi complet que possible. Associé à l'examen pulmonaire, il formera en effet la base des conclusions médicales relatives à l’aptitude ou au dosage quantitatif sportifs. Ses résultats seront soigneusement notés sur la fiche du sujet.
L’interrogatoire renseignera sur :
I. — Les antécédents : a) personnels : on insistera en particulier sur le rhumatisme articulaire, les angines, la scarlatine, les néphrites, la syphilis. Si le sujet n’est pas un débutant, il y aura lieu de noter l'intensité et la fréquence des exercices ou sports pratiqués antérieurement. L'abus d’alcool ou de ta bac sera important à connaître ; b) familiaux : hypertension artérielle, rhumatisme articulaire aigu. cardiopathies, syphilis, ictus et hémiplégie.
: Pr. — Les troubles jonctiannels Foutre leur intérèt propre, ils peuvent, dès l'interrogatoire, faire songer au sy ‘ndrome d' Eréthisme cardiaque des Adolescents dont nous verrons l' importance par la suite. | Ils consistent principalement en palpitations; extraéystoles, algies diverses, vertiges. En dehors de la dyspnée: d'effort, rare, le sujet se! plaindra parfois, et plus souvent, dé sensations de « point: au cœur », dé ‘“‘cœûür si “Ha MA TOGE TELE MTS ALES
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in ati: le choc de la pointe peut être perçu à jour frisant, quelquefois même de face. Le soulèvement de iCk paroi thoracique est particu- | Jièrement net chez les jeunes sujets à à thorax étroit et ällongé. ‘Chez les gymnastes et sportifs que nous avons éxaminés, le développement de da muscula-
‘ture le rendait en général invisible. D ee
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II. — Palpation : fréquemment le choc. del la | ne révèlera un certain degré d’éréthisme. avec ‘sensation de bondissemént. "Ceci est particulière- Prat net chéz les adolescents rentrant dans le cadre du syndrome d'Eréthisme. Naturellement on recherchera la présence érentuellé d un frémissement. Celui-ci est rare. A nt UE LE
= dE IT. — Percussion : la facilité et la précision de la “radioscopie, lorsque celle-ci est possible, justifient en grande partie l'abandon de la | pércussion dans l'examen envisagé ici. ca
IV. — | Auscultation : ie seat do de ei UN important. Si: dans la grande majorité des -cas, l'inspection, la palpation et la percussion, sont. normales chezsle sportif, l'auscultation. peut au. -contraire. ré: véler certains signes spéciaux. Nous V€ITORSs-au. chapitre de la sélection sportive ce qu'il faut penser de lésions pathologiques. tels .que souffles orificiels ou troubles du rythme. En dehors de ces cas on peut -rencontrer chez le; sportif : a). une. . modification d intensité du premier. bruit. Si au repos. le premier bruit est en général net et énergique, en particulier -chez les. éréthiques, après l'effort on, note souvent Son. affaiblissement ou son. assourdissement, Bien qu il faille en. rechercher la cause dans. une varia-
tion de l'énergie. du rayocarde, a ny. a pas. lieu, comme le fait justement remarquer Vaquez, d'y “accorder ‘un trop & grande Ages re
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.b) des ‘souffles.. Pendant ou après l'effort, on ‘constate parfois. l'existence d'un souffle systolique apexien, fugace, en. général protosystolique. Ce souffle peut | S accompagner. d’ un, troisième bruit dit | physiologique. Sur les 60 sportifs, que. nous avons
examinés, nous avons constaté 7 fois ce souffle, soit environ dans 11 % des cas. L'âge de ces sujets était respectivement 12, 15, 20, 23, 25, 31 et 49 ans. On ne peut donc pas dire qu'il est. plus fréquent chez les adolescents ; son existence semble bien être liée au sport. Filip dit avoir rencontré ces souffles dans 60 % des cas ; mais les sujets qu'il étudiait étaient presque tous sous-entraînés et ils présentaient tous des troubles fonctionnels intenses. Parmi eux, 70 % signalaient des infections oraves dans leurs antécédents et 0 % abusaient d’alcool et de tabac. Ces “faits expliquent amplement la différence des deux pourcentages puisque sur nos 6o sportifs 3 seule- . ment présentaient de. Tl'essoufflement à l'effort el qu’un seul d'entre eux se plaignait de palpitations. : Jonas, Kral et Stritesky ont noté sur &8 gymnastes entraînés (Sokols) 11 % de souffles systoliques de la pointe, ce qui confirme exactement nos résultats. Dans ro % des cas ils ont noté un souffle systolique de l'artère pulmonaire. Il y avait un dédoublement du 2° bruit dans 13 % des cas. De notre côté, nous avons observé quelques fois un souffle systolique de l'artère pulmonaire : il s'agissait de sujets atteints d’Eréthisme cardiaque des Ado- : lescents, | | Ces souffles systoliques s'entendent à l’extrémité interne du 2° espace intercostal gauche et par-
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fois dans toute l’aire précordiale, ce qui permet de supposer qu'ils sont inclus dans la proportion citée plus haut par Filip. Caractéristiques de l’éréthisme - des adolescents, ils sont rattachés par notre Maître, M. René Bénard, à une sténose congénitale légère de l'artère pulmonaire. Quelle que soit la pathogénie que l'on adopte pour les expliquer, il est important de les bien connaître. Il arrive en effet souvent que des médecins, les prenant pour un signe d'affection valvulaire grave du cœur, interdisent la pratique du sport à des sujets qui eussent pu parfaitement fournir l'effort que celui-ci nécessitait.
Si d'autre part le pronostic de l'affection ne comporte aucune gravité, nous verrons au chapitre de la tension artérielle le retentissement que peui avoir le sport sur ces sujets.
On insistera donc sur l’auscultation soignée des sportifs et les examens devront être plus fréquents chez les adolescents jusqu’à 18 ans et chez les débutants.