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ur. À: 21.1
CHAPITRE IV Conséquences des modifications du cœur droit dans le rétrécissement mitral
. L’hypertrophie du cœur droit, celle du ventricule en particulier, peut à elle seule compenser la lésion mitrale et la dilatation de l'oreillette gauche qui en est la première conséquence, grâce à l'énergie qu’acquièrent ses fibres musculaires. Elle est donc un bienfait, et elle augmente avec les besoïins, c’est-àdire à mesure que la sténose mitrale devient plus
prononcée. Elle fait équilibre à la pression sanguine
qui existe dans les veines pulmonaires ou plutôt elle
doit vaincre cette pression. Mais la tension dans les veines pulmonaires est déjà exagérée, et, comme nous l'avons vu au chapitre IT, a pu altérer la structure des vaisseaux qui sont souvent variqueux et dont la
membrane interne subit la dégénérescence graisseuse,
np
et le conffit entre les deux colonnes liquides augmentant encore cette tension, il en pourra résulter la rupture de quelques capillaires. C'est ainsi que se produisent généralement les hémoptysies du début de
l’affection.
Quant à l'hypertrophie de l'oreillette, ses consé-
quences sont différentes. Nous avons vu au chapitre T
qu'au moment de la systole auriculaire le sang passait dans le ventricule où Ia pression est nulle et ne refluait pas dans les veines caves où la pression, quoique faible, est cependant appréciable. Il n’en est plus de même quand les parois de l'oreillette ont pris un développement notable. Dans ces conditions, au moment de la contraction vive de l'oreillette, c’est-à= dire au moment de la présystole, le sang qu’elle contient reflue en partie dans les veines caves béantes, produisant une onde sanguine qui se propage jusque dans les jugulaires, donnant lieu au phénomène appelé faux pouls veineux (qui se distingue du pouls veineux vrai en ce qu'il est nettement présystolique, tandis que ce dernier est systolique et se maintient pendant toute la durée de la systole) ; puis, à la longue, les jugulaires se laissent distendre, et l’on constate facile-
ment cette dilatation.
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Tant que la fibre cardiaque résiste, la lésion mitrale est compensée et le danger n'existe pas pour le malade. Mais il arrive un moment où le cœur droit ne suffit plus à sa tâche ; dès lors sa contractilité s’émousse, et la dilatation vient s’ajouter à l’hypertrophie. Le cœur est alors très volumineux, ressemblant parfois à un cœur de bœuf : la percussion révèle une matité d’une étendue exagérée, l'abaissement du cœur, dont la pointe vient battre dans le 6° et même le 7e espace intercostal, très en dehors du mamelon. Dans certains cas, l'augmentation de volume est telle qu’elle produit une déformation de la paroi thoracique qui forme une voussure en avant du cœur (observation