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Grâce à la stase sanguine dans Les veines caves et à sa tension exagérée, il se produit des congestions viscérales dans tous les points de l'organisme. Le foie est tuméfié, et cette tuméfaction s'accompagne quelquefois d’un léger ictère qui n’est reconnaissable qu'aux conjonctives (Talamon a même vu des ictères graves dans le cours d'attaques d’asystolie). Le foie est du type cardiaque ; il est chargé de sang, les veines centrales du lobule en sont remplies.
Les reins sont souvent congestionnés, la veine rénale étant une des branches importantes de la veine eave inférieure, et cette congestion suflit souvent à faire apparaitre de l’albumine dans les urines.
Le péritoine participe souvent au même processus, et l’on conâtate alors de la péri-hépatite, de la périsplénite qui rendent le foie et la rate sensibles à la pression. Il s’y fait parfois des épanchements asciti-
ques dont la quantité peut être considérable.
D'ailleurs on trouve du liquide ainsi épanché dans toutes les séreuses, dans le péricarde, dans la plèvre. Les poumons congestionnés font entendre à la base de petits râles secs ; l’'expectoration est rare, et quelquefois légèrement brunâtre — ce qui provient de la
présence de leucocytes chargés de débris d’hématies
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extravasées. — Souvent, à l’autopsie, on trouve une partie des poumons selérosés. « L’hyperhémie répétée et prolongée devient assez promptement le point de départ d’une prolifération conjonctive et fibreuse dans
les parois alvéolaires, autour des bronches. (x) »
(ŒEdèmes, épanchements et congestions viscérales sont donc les conséquences de la dilatation des cavités cardiaques. Ges symptômes sont en général faciles à constater, et cèdent le plus souvent au traitement, du moins quand le malade n’en est pas arrivé aux dernières périodes de l’asystolie. Le repos au lit, le régime lacté, la digitale feront le fond de la thérapeutique à appliquer ; ils auront le plus souvent raison de
ces divers accidents.
D'autres sont de beaucoup plus graves, et parce que le diagnostic en est presque toujours impossible — quoiqu'il puisse, dans certains cas s'appuyer sur un ensemble de probabilités assez plausibles — et parce que la thérapeutique est impuissante en face d'eux, et enfin parce qu'ils emportent avec eux un. pronostic
fatal à assez bref délai.
Ve. Huchard — Bull, Méd. 13 mai 1894 --- Les oreill, et le poumon dans le rét. mitral,