‹ Le Cœur SénileChapitre 13 sur 42 · MP · texte numérisé non relu

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l’on puisse jamais, à l’autopsie, trouver la disposition typique du rétrécissement rhumatismal.

Cet ensemble acoustique se comprend facilement si l’on songe au rôle de la valvule dans la fermeture de la mitrale, rôle de joint étanche qu'elle doit à sa souplesse, qui lui permet de se plier aux nécessités de la fermeture déjà assurée en partie par le myocarde. Les signes physiques sont dus en effet à l’envahissement par la sclérose de la grande valve mitrale qui ne peut plus, au moment de la systole, se plisser comme normalement pour venir fermer l’orifice auriculo-ventriculaire lorsque se contracte la base du ventricule. Un pertuis se trouve ainsi formé qui permet le reflux SyStolique du sang du ventricule vers l'oreillette. La dureté de la valvule explique le claquement de fermeture, et simullanément le dédoublement du premier bruit, car la mitrale ne se déplisse plus silencieusement comme à l’état normal. Plus rarement le souffle systolique est dû à une rétraction de la valvule dans son ensemble,et surtout de la petite valve. Cette lésion, décrite par Lanceraux ne se rencontrerait que peu fréquemment pour Barié et pour Pic.

Voici trois observatiôns de souffle mitral recueillies à L'hôpital chez des malades ne présentant aucun trouble fonctionnel.

Obs. I. — Mme G... 71 ans, consulte le 19 juillet 1927, à l'hôpital Broussais pour, dit-elle, une sensation de vide dans Ja tête.

Au cœuril existe un souffle intense de la région apexienne, retrouvé dans toute l'aire précordiale, et même dans le dos.

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