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FORMES D'APRÈS L'EXPRESSION FONCTIONNELLE

Le polymorphisme de l’extra-systolie s'étend à l’expression fonctionnelle des extra-systoles. [l en est qui, perçues pendant des années, quelle que soit la date de leur parution, cessent de l’être à un moment donné.

Il en est également qui ne signalent leur éclosion que pendant quelques mois ou quelques semaines.

Il en est d’autres enfin qui restent constamment fatentes.

De toutes ces variétés, ce sont ces dernières qui paraissent le plus fréquemment annonciatrices d'une déficience myocardique. |

20 Tachycardies

Îl semble,au premier abord,qu’on puisse a<dituller les formes et la valeur des tachycardies chez le vieillard, au point de vue forme et valeur, aux extra-systoles, surtout la tachycardie paroxystique survenant par accès ayantun trouble d’excitabilité d’un degré plus élevé que

HS SON

l’extra-systolie, mais l'assimilation n’est fondée qu’en apparence. Ily a entre les deux troubles-de profondes différences, notamment si l’on a soin de distinguer les différentes formes de tachycardies qu’on peut rencontrer chez le vieillard comme chez l'adulte — tachycardies sinusales, tachycardies hétorotopes, et qui ont chacune une signification différente.

TACHYCARDIES SINUSALES.

On Joit en remarquer deux grandes variétés qui s'opposent l’une à l’autre par leur évolution et par leur gravité.

Première variélé. — Un vieillard a le droit d'être émotif et d’avoir la banale tachycardie de consultation sur laquelle il est inutile d’insister.

Cependant à cet égard déjà, une remarque s'impose. Un cœur âgé, quelle que soit son énergie, résiste moins à l'instabilité du rythme qu’un cœur jeune, et le type, accentué de ces tachycardies sinusales, qui est la tachycardie basedowienne offre chez le vieillard une physionomie un peu spéciale. Il s’agit habituellement de femmes qui présentent, ou une reviviscence d’un basedowisme ancien, ou l’éclosion soudaine et tardive d’un basedowisme qui jusque là n'avait donné que des mani- ‘festalions ébauchées.

M. Laubry a ainsi pu suivre une malade de 68 ans, d’un tempérament évidemment très émotif, qui n'avait jamais jusqu'alors présenté qu’une instabilité cardiaque de moyenne intensité. A la faveur d'émotions déchainées par la guerre, du départ au front de son fils

PL AESS

unique, son instabilité changea de caractère, une tachycardie permanente s’installa aux environs de 130, exagérée par l'effort, par l'examen médical, sans qu’on puisse trouver de signes d'atteinte du myocarde. En même temps les yeux devenaient brillants, légèrement exhorbités, un tremblement, des sueurs et un certain gonflement unilatéral du cou formaient un ensemble qui laissait le diagnostic hors de doute.

La tachycardie régressa d’une façon incomplète sous l'influence d’un traitement opothérapique — hypophyse, ovaire — et d’une médication quinique continue, mais toutelois fut loin de présenter la longue évolution des tachycardies similaires chez les basedowiens jeunes.

Moins d’un an après l’opération jugée nécessaire se montraient des signes objectifs de fléchissement cardiaque : extra-systoles, souffle systolique de distension et des signes périphériques d’œdème.

Cette insuffisance traina en longueur, mais l’évolution ne dépassa pas quatre années, avec des rémissions toujours incomplètes, jusqu’à l'issue finale.

Deuxième variété. — Beaucoup moins bruyantes, beaucoup moins accentuées comme tachycardies, mais présentant la même nature graphique ou électrocardiographique, elles s'installent insidieusement, s’accompagnent souvent d’assourdissement progressif des bruits cardiaques et s’apparentent ainsi à ces tachycardies dont Huchard faisait autrefois un signe de myocardite.

Quand les signes fonctionnels n’ont pas accompagné ou précédé l'apparition de cette tachycardie, il est bien rare qu'ils tardent à lui donner son véritable sens.

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- Ces tachycardies sont, en effet, graves et liées à une déficience myocardique d’une évolution assez rapide. Encore cette règle très compréhensible mérite-t-elleune atténuation et voici une observation due à l’obligeance de M. Laubry qui montre combien le vieillard trompe les prévisions pessimistes portées avec un semblant de raison sur lui. |

Obs. XVII. — M. X.…, 72 ans, est vu en consultation en avril 1927 par le D: Laubry et le D Portalier. Fi

11 souffre d'une dyspnée peu marquée au repos, s'accen-. tuant à l'effort, ayant donné lieu à plusieurs HÉpEUS à quel-, ques accès de suffocalion nocturnes.

Artères légèrement indurées.

Aucun antécédent spécifique.

Tension 13, 10 1/2, vérifiée à l'oscillomètre.

Au cœur on ne note qu un seul symptôme, à savoir une tachycardie entre 120 et 130, tachycardie qui ne subit pas l'influence des changements de position et qui ne cède pas malgré un examen prolongé.

Interrogé sur Ja gravité de ce syndrome, M. Laubry crut devoir porter un pronostic des plus réservés.

Quelle ne fut pas sa surprise en retrouvant à sa consultation (en avril 1928, et en avril 1929) le malade avec une tension meilleure : 1% 1/2 9 et avec un rythme toujours aussi accéléré, entre 120 et 130 pulsations.

La dypsnée avait légèrement diminué.

Le malade vaquait, quoique avec difficulté, à des occupa-. tions peu fatigantes, mais aucun signe périphérique d’insuffisance cardiaque, œdème, congeslion pulmonaire, gros foie, n'était noté,

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