‹ Le Cœur SénileChapitre 20 sur 42 · COUR · texte numérisé non relu

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complémentaire : il révèle un fibrillo flutter avec une bonne tenue des complexes.

On porte chez cette malade un pronostic favorable, celui que nous ferons s'attacher d’une façon générale à l'arythmie complète du veillard surgissant à titre isolé.

De fait l'événement a en partie justifié nos prévisions puisque l'opération a été subie sans accident.et que depuis plus de deux ans l’état s'est maintenu aussi satisfaisant.

Obs. XX. — Le Dr B.., âgé de 65 ans, s'aperçoit par hasard,en 1925 de l'irrégularité de son pouls.Bien que ne ressentant aucun trouble cardiaque il consulte M. Laubry qui constate une arythmie complète. F

Le diagnostic est confirmé par les tracés électrocardiographiques.

Ceux-ci montrent la fibrillation auriculaire. Sur l'aspect

normal et la bonne tenue des complexes ventriculaires un pronostic favorable est porté. æ

Le D' B..., aujourd'hui âgé de 70 ans mène une vie normale et continue ses consultations [Il ne se plaint nullement de son Cœur.

Deuxième modalité. — Les arythmies de transaction sont notées et l'arythmie complète apparaît comme la dernière maille de la chaîne qui commence à l’extrasystole. |

L’avant-dernier chaînon, qui est souvent œpnstilué par des crises isolées de tachy-arythmie, mérite, dans ce mode de début, une mention spéciale. Pendant de longues années, l’arythmie complète peut très bien n’exister que sous forme de crises de tachy-arythmie.. Celles-ci partagent la signification que nous avons ac-

TE

cordée aux crises tachy-cardiaques, et souvent avec uné certaine atténuation.

Obs. XXI. — Un général malade (70 ans), soigné depuis 2 ans par le D' Ribierre, présentait, lors de ses premières consultations, des erises arythmiques d’assez courte durée survenant tous les mois et qui se sont muées peu à peu en crises

plus longues de 2 ou 3 jours survenant à peu près tous les 3 ou 4 mois.

Aucun antécédent.

Artères assez dures.

Aorte de calibre normal.

Aucun autre signe que quelques extra-systoles sporadiques dans l'intervalle des crises. :

Tension : 18,9.

L'examen étectrocardiographique pratiqué par le Dr Walser dans l'intervalle des crises, montre un cœur normal.

Particularité intéressante : M. Ribierre a imprimé à ce malade le mépris sinon la terreur, de la digitale, en sorte qu'il n'a recours à aucun traitement toni-cardiaque et * que depuis cinq ans son état se maintient de façon satisfaisante.

Certaines de ces crises se traduisent par des lipotymies, d’autres par de véritables syncopes. Le malade le sait, et son premier geste, quand il se sent atteint de la crise,et en prévision de la syncope et des traitements qu'on serait tenté de lui administrer, est de tirer de son gilet un ordre formel de ne lui donner aucun toni-cardiaque.

Cette abstention, qui n'a d'ailleurs que d’heureux résultats, mérite d’être soulignée.

Les signes fonctionnels : Si nous n'envisageons ici que les signes fonctionnels dus à l’arythmie elle-même, on peut les connaître d’après les modalités précédentes.

La plupart du temps, l’arythmie est latente. A peiné donne t-elle lieu à ces sensations de fatigue si communes à un âge moins avancé et qui se perdent dans les malaises assez vagues auxquels est sujet un vieillard.

Quand les palpitations surgissent, elles sont assez discrètes et se traduisent plutôt par une sensation vague d’endolorissement, de gêne dans la région pré cor: diale, d'angoisse qui disparaît assez promptement.

La dyspnée mérite plus d'attention mais elle dénote déjà dans Parythmie complète l'apparition de symptômes d'insuffisance ventriculaire que nousallons caractériser davantage avec les signes physiques.

IL faut opposer dès maintenant deux variétés d'arythmie complète, selon qu'on assiste à l’expression isolée d’une fibrillation auriculaire ouqu'il se surajoute des signes que nous considèrons comme des signes d'emprunt d’origine ventriculaire et qui donnent à l’'arythmie complète une allure et une signification différentes.

PREMIÈRE VARIÉTÉ. — On constate simplement l'inégalité dans le temps et dans la force des contractions ventriculaires ; le rythme en est variable : |

— où bien la fréquence des palpitations est égale ou légèrement supérieure à la normale. Ce sont les formes, habituelles les mieux tolérées.

— ou bien il s’agit de tachy-arythmie, ou de bradyarythmie mais il est rare que ces formes, qui indiquent soit une complication, soitune tolérance défectueuse, soit une évolution ou un stade avancé de l’arythmie complète, n’appartiennent pas à la seconde variété.

A l’auscultation, les bruits nesont pas modifiés dans’

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