‹ Le Curare dans les mouvements choréo-athéthétiques et les ticsChapitre 11 sur 16 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

De ces trois observations il ressort :

1) Que nous avons certainement amélioré nos

malades tant qu'il s'agit de tics, facial inférieur, scapulaire, brachial ou crural qui sont supprimés.

2) Le tic palpébral, seul, subsiste, un peu moins fréquent peut-être, mais difficilement réductible, même à des doses qui atteignent le seuil d'intolérance du malade.

Cette dissociation de la sensibilité musculaire des yeux, au curare est en tout point remarquable puisque un des premiers signes de l'intoxication consiste justement en l'atteinte du releveur de la paupière, qui entraîne le ptosis, et comme le suggère, si judicieusement, Benda, l'explication pourrait en être fournie par la différence de chronaxie : un muscle donné se trouve d'autant plus sensibilisé à ce poison que sa chronaxie est plus petite.

3) En troisième lieu, l'amélioration, loin d'être continue, procède de facon irrégulière sur un fond de progression continue en tout point semblable à l'évolution par bouffées successives de certaines maladies.

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4) Le curare pourrait-il permettre enfin de différencier le tic, simple phénomène psychologique, pure névrose, du tic, expression d'un trouble organique ?

Certains critères ,d'ordre neurologique, nous pousseraient à affirmer à

— Que le deuxième malade était un organique par suite de ses antécédents choréiques, de la systématisation droite de l'affection.

— ainsi que le troisième, d'ailleurs artérioscléreux à l'examen, atteint de tics sur le tard de sa vie.

Un subterfuge nous aurait, peut-être, témoigné de la chose : il aurait suffi d'injecter le subtosanretard, sans curare, et d'observer les résultats.

Certaines circonstances ne l'ont pas voulu, nous nous en exCcusons.

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