‹ Le Curare dans les mouvements choréo-athéthétiques et les ticsChapitre 9 sur 16 · SAUT, ER · texte numérisé non relu

SAUT, ER

mée et nécessite un traitement antinfectieux :

Salcyl intraveineux : | par jour.

mai :

50 unités d'Intocostrin.

Pour la première fois, le malade émet de simples mots (nom, âge, père...), mais de facon explosive et scandée.

Pour la première fois aussi, il peut saisir un objet d'un facon fort maladroite.

Quand on lui demande de porter un doigt au nez, la première phase du mouvement est correcte, traduisant l'intégrité du système de coordination cérébelleuse. Mais à mi-chemin, apparaît le mouvement d’athétose qui déjette le doigt et le fait projeter sur le visage.

juin on maintient à 60 unités la dose définitive de curare.

Le 6 juin :

Fe?

2 grammes de salicylate sont injectés intraveineux. | Les phrases sont émises distinctement, l'articulation devient souple, compréhensible.

En position demi-assise, le malade peut prendre un verre aux trois-quarts rempli d’eau, le porter à sa bouche,le boire, accomplir des actes plus fins : se boutonner, par exemple.

Quelques jours après, l'enfant s’asseoit sur son lit, se lève, marche, sans déclencher de mouvements syncinétiques, sans aucune anomalie des automatismes.

juin : tous les mouvements de la vie quo-

tidienne sont récupérés de facon parfaite, la guérison effective, l'Intocostrin suspendue.

Observation 2

Monsieur R.., âgé de 70 ans, de Bagnères-de- Bigorre, a été traité en janvier 1950 par le curare, pour une hémi-athétose droite d'origine vasculaire.

En effet, le 11 octobre 1949, après avoir pris son repas du soir, le malade se sent envahi d'une lassitude soudaine, alors que sa langue devient paresseuse, malhabile, engluée.

Dans la nuit du 11 au 12 octobre, il crie, s'agite, en même temps que son côté droit est pris soudainement de grands mouvements intenses, désordonnés, rapides, du type choréo-athétosique.

La température est à 37'8; la tension artérielle à 19 - 10, le cœur arythmique.

Malgré un traitement sédatif intense, cet état d'agitation psycho-motrice persiste, seulement amélioré par le sédol.

En décembre 1949, le malade, toujours alité, s'affaiblit, se cachectise peu à peu, son cœur

fléchit.

Appelé en consultation, le D' Turon trouve un grabataire en proie à une agitation forcenée, ébranlant son lit de secousses violentes: la face, les membres, s'agitent de facon désordonnée, violemment jetés dans l’espace, ils retombent iourdement sur la couche. Le sommeil est completement perdu:

LE Ve

Parpanit, insuline, glycosthène relèvent l'état général, diminuant l'amplitude des mouvements et leur intensité sans pouvoir cependant permettre la marche. Puis ce même mois, diparcol, curare, phénergan sont associés quelques jours dans une même théraputique, puis, seul, le curare est utilisé. À ce moment, surviennent des complications pulmonaires de décubitus, rapidement jugulées par la pénicilline.

Début janvier : 80 unités quotidiennes de curare-subtosan déterminent une amélioration des mouvements involontaires.

Vers le 3 janvier, le malade peut s'asseoir sur son lit, se lève quelque peu, alors que cette position lui était interdite en raison des mouvements de la jambe.

Depuis le 13 janvier, il marche avec l'aide d'une canne.

Il est évident qu'il y a eu progrès réel, mais il n’en est pas moins avéré que les mouvements persistent encore, notablement ralentis puisqu'ils permettent la marche, mais non supprimés.

En raison des difficultés thérapeutiques en pratique de clientèle, le médecin traitant supprime fe curare et nous montre le malade quelque temps après en proie à des mouvements choréo-athétosiques importants.

FAFICS

Observation I

Le petit Henry G.., âgé de 12 ans, est affecté depuis son jeune âge de tics qui touchent les groupes musculaires les plus divers; il a été traité par le curare en avril 1950. j

C'est un enfan pâle, cholémique, chétif, qui grimace intensément : les paupières de l'œil droit, ouvertes démesurément, laissent à nu un globe oculaire qui se révulse vers le haut, tandis que la bouche s’entrouvre, que la commissure labiale s'affaisse; du côté opposé, l'œil se meut en haut ou latéralement.

À d’autres moments, ce sont des clignotements précipités des deux yeux, accompagnés d'une

contraction puissante du frontal, du risorius. Parfois la gorge racle, le cou s'incline ou pivote; l'épaule se projette en tous sens, le bras à demifléchi sur l'avant-bras; sur le membre opposé se dessinent avec moins de relief des mouvements identiques. Les jambes, elles-mêmes se portent en flexion ou extension successives.

Cette gesticulation ne paraît pas influencée par le travail, l'émotion, la colère ou tous autres

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