LES PIEDS
Que s'était-il donc passé? qu'avait vu le Curé d'Ars? C'est là une de ces demi-révélations, comme il lui en échappait par mégarde : son humilité se hâtait ensuite d'en réparer l'imprudence et d'en atténuer les elTets sur l'opiliion... Ce que nous savons,
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118 VIE D[] CIKÉ D'AHS.
brisées, les traces du saug versé pour Jésus-Glirist.
Ce dépôt sacré resta quelque temps à Rome, d'où, à la prière d'un pieux missionnaire napolitain, don François de Lucia, Mgr Ponzetti, gardien des saintes reliques, permit qu'il fût transporté à Mugnano, au diocèse de Noies. Là, Notre-Seigneur, qui ne veut pas que ses saints manquent en ce monde de$ hommages qu'ils ont méprisés pour lui , fit éclater la puissance de la jeune martyre par de nombreux prodiges. Un concours merveilleux se forma auprès de ses virginales dépouilles. Sa réputation ne fit que grandir; dès 1816, elle avait dépassé les frontières de Naples , franchi la mer et les Apennins , et elle rayonnait en France, où de nouveaux miracles attestaient combien le culte de la Vierge des catacombes était agréable à son Époux céleste.
Mais ce qui a contribué plus que tout le reste à populariser le nom et la mémoire de sainte Philomène en décades monts, c'est, sans contredit, la dévotion que le Curé d'Ars a senti naître pour elle, l'amour ardent et presque chevaleresque qu'il lui a voué. On peut dire que ces deux gloires ont grandi l'une à côté de l'autre , ou plutôt c'est derrière la gloire de sainte Philomène que M. Vianney a toujours voulu cacher la sienne; c'est dans le bruit des miracles de la jeune martyre qu'il a tâché d'ensevelir et d'étouffer le bruit qu'on faisait autour de sa sainteté. C'est sur le compte de sa chin petite sainte qu'il n'a cessé de mettre toutes les £a-