GOMMENT ON SUPPRIME L'ORPHELINAT
Ue maison de Prooidence^ commôuça à taire sou ssibie pour rendre les effort» de M. le Curé Inues. Au dehors, c'étaient des caidtnniea sans fin. semblait qu'on ne pouvait supporter ces pauvres tites ; qu'elles étaient à charge à tout le monde ; > plus âgées surtout attiraient la malveillance et i méchants propos du public i « N'est-ce pas Uilte honte, disait-on^ de voir de grandes filles, qui pourraient si bien gagner leur vi^ en travaillant, a'être occupées du matin jusqu'au soir qu'à marnaoïter des prières ? »
« Les maîtres et maîtresses venaient en foule ur les louer. On plaçait bien celles qui avaient ssé dans la maison le temps suffisant; mais on fusait les autres^ ce qui faisait murmurer et Uler à tout propos. Il est vrai, quelques filles, ut la conversion n'avait pas été sincère^ se sont Cuvées faibles et n'ont pas continué à donner le n exemple* Toutefois le nombre en fut bien lit.
t( Ce n'est pas tout : des personnes de marque^ »ire des ecclésiastiques, ont jugé que cette maison ivenait trop nombreuse; qu'il ne convenait pas ie ce fussent des séculières, dont le travail mourit avec elles, qui la tinssent plus longtemps^ mais le congrégation religieuse, qui ne meurt pas, et li perpétuerait la bonne œuvre* ti On disait encore que les filles chargées des IS66S n'y coitendaient rien; qu'elles n'étaient pas
instruites. Gela était vrai jusqu'à un certain point; mais, pour élever de pauvres domestiques, des cuisinières et des filles de peine, est-il donc nécessaire d'en savoir si long? ne suffit-il pas de leur apprendre à lire, un peu à écrire et à travailler? »
Ces critiques, inquiétèrent le serviteur de Dieu. Il tenait beaucoup à sa Providence, mais il appréhendait que l'opinion qui s'était formée contre elle ne fût un obstacle à sa prospérité, et que, dans le cas où il cesserait de vivre, elle ne lui survécût pas. Y renoncer était pour lui un sacrifice immense, c'était renoncer à l'œuvre de son cœur. Cependant, • tout considéré, il se décida avec son humilité habituelle, sur les instances de l'autorité diocésaine, à en céder la direction aux Sœurs de Saint-Joseph. Au mois de novembre 1 847, le grand vicaire et la supérieure générale de la Congrégation, «pli avaient été mandés à Ars, après quelques pourparlers rapides, passèrent un compromis et dressèrent un acte par lequel M. Vianney cédait à ta communauté de Saint-Joseph sa maison et sa chapelle.
Le Curé d'Ars semble avoir eu le pressentiment des destinées de sa Providence et de sa transforma* tion finale. Il avait dit une fois à Catherine : « Sain^ (( Joseph m'a demandé quelque chose, mais j'ai « pensé qu'un autre le ferait après moi. » Sur quo^ la bonne fille repartit : « Il faut bien faire ce qu^ « veut saint Joseph. — David, répondit-il, voulai'^