‹ Le curé d'Ars: Vie de m. J.B.M. VianneyChapitre 51 sur 87 · SA CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

SA CORRESPONDANCE

oi : Venez !... et je suis à vos pieds recueillant vos intes paroles. »

Là, c'est une malheureuse fille, infirme, âgée, tns ressource, presque délaissée, assaillie par des preuves sans nombre, affligée dans son corps par Bs douleurs et des infirmités cruelles, dans son ûe par de terribles tentations, dans son esprit par îs troubles, des ennuis, des tourments indéfinisibles, qui conjure le Curé d'Ars d'user envers elle ' cette chiarité dont tant d'autres ont éprouvé les fets consolants : « Elle ne cherche son secours iUe part ailleurs que dans la prière, et ne veut nir son salul que de Dieu seul. S'il plaît à Notre- ^igneur de la retirer, par le ministère de son grand ^rviteur, dé la situation lamentable où elle est longée, elle promet à M. Vianney non pas une ^\ne reconnaissance, dont sa parfaite abnégation e soucie peu, mais le zèle le plus ardent pour faire Bpvir à la gloire de Dieu la santé et les facultés u'elle aura recouvrées. »

C'est un homme de lettres, rédacteur en chet un journal de province, dont la vie n'a été qu'un ichaînement d'infortunes. « Il a des dettes ; il vou- •ait les payer. L'idée de mourir insolvable lé îsespère. La vieillesse avance à grands pas avec le irtége d'infirmités qui l'accompagnent. Il craint j s'être fourvoyé jusque-là, car toutes ses entreises ont échoué. Il sait qu'il a mérité ces épreuves de plus grandes encore ; que le bon Dieu, en le

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châtiant, exerce envers lui une œuvre de misérLcorde* Depuis que les yeux de son àme se sont ouverts aux admirables lumières de la foi, il n'a pas cessé de demander la grâce de connaître la volonté de Dieu. Les ténèbres persévèrent , et avec les ténèbres tes tribulations. U s'est dit : Je suis indigne d'obtenir du bon Dieu la faveur que je lui demande; mais si un saint la demande pour moi, elle me sera accordée. Fort de cette espérance, il s'adresse au vénérable Curé d'Ars. CSe qu'il ui dira de faire, il le fera. Il acceptera lia position qu'il voudra bien lui assigner de la part de Dieu; elle ne sera jamais assez humiliante pour lui; fnais il voudrait du moins savoir si la route qu'il suit est la bonne. »

Un jeune homme de dix-huit ans écrit de Londres au Curé d'Ars, pour qu'il veuille bien demander à Dieu, si c'est sa volonté, la cessation d'une peine morale qui le fait cruellement souffrir.... (^ Peut-être cette épreuve m'est-elle bonne, ajoute ce pieux jeune homme, mais peut-être aussi notre grand Dieu, qui est riche en miséricorde, pourraitil me procurer par d'autres moyens le bien qu'elle me fait, c'est-à-dire m'accorder gratuitement les mêmes avantages, en retour de mes prières. »

Un pauvre déporté lui écrit du camp de Sidi- Brahim, le 28 décembre 1854: « Ma sœur me mande combien elle a été heureuse de passer huit jours près de vous. Elle a fait vœu, aux pieds de sainte Philo-

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