‹ Le curé d'Ars: Vie de m. J.B.M. VianneyChapitre 52 sur 87 · SA CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

SA CORRESPONDANCE

si je recouvrais la liberté, de m'amener à e pourrais-je moi-même réclamer vos prières

de votre vénérée Sainte et lui promettre, si is cette chère liberté, d'aller, avant de voir ur, rendre grâce à la glorieuse martyre et revotre bénédiction ? »

'adressait surtout à M. Vianney ppur obtenir agement des douleurs de l'âme ; on lui deit souvent des conseils de direction avec la de qu'il lisait dans les cœurs et qu'il avait le \ la pénétration des esprits. On lui mandait is : « On dit, mon Père, que vous lisez à livre

dans les consciences. Ah ! regardez dans la e, et aidez-moi à découvrir quel ïnal secret [a paix de l'âme. En apparence, je remplis mes 3 ; je jouis d'une considération que je ne méint. Des peines très- vives m'ont désillusionnée t. Je méprise la vie, et j'ai peur de la mort. Il nble que quelque chose met en moi obstacle âce de Dieu, et je ne puis le définir. Souvent e que c'est un orgueil raffiné, quelquefois un }ue je me déguise à moi-même. vous pour ; cœurs n'ont point de secret, ne craignez pas dire mon mal et sa dangereuse profondeur 1 . * . i tout ce que vous me conseillerez. ...»

oix de l'Épiscopat ne pouvait manquer à ce t. Les princes de l'Église écrivaient au Curé 30ur réclamer une part dans ses prières et ses :es, quelques-uns même pour le consulter

dans des questions délicates concernant radministration de leurs diocèses.

Le supérieur général d'une société de Missionnaires, qui compte plusieurs établissements en France et aux États-Unis, lui écrivait dans un moment où il avait à prononcer sur l'existence de ces établissements lointains: « Veuillez, Monsieur et vénérable confrère, porter cette intention spéciale aux pieds de Notre-Seigneur, et si dans sa miséricorde il daignait vous communiquer quelque lu mière j'ose espérer que vous voudrez bien m'en faire part. Il y va de l'intérêt d'un grand nombre d'âmes. »

Quelquefois, dans les lettres qui venaient de loin, on insistait pour obtenir une réponse ; comme si le commerce épistolaire, même restreint, n'eût pas été chose incompatible avec cette série d'occupations qui commençaient à une heure de la nuit et se prolongeaient, sans la moindre interruption, jusqu'à huit ou neuf heures du soir, ne laissant au martyr du zèle et de la charité que le temps de se recueillir devant Dieu, de faire sa lecture ordinaire dans la Vie des Safnfs, et de prendre un peu de sommeil? Mais, à moins d'avoir observé de près les habitudes du Curé d'Ars, il était difficile de se faire une idée d'un genre de vie aussi extraordinaire.

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