‹ Le curé d'Ars: Vie de m. J.B.M. VianneyChapitre 62 sur 87 · M. VTANNEY AU SAINT TRIBUNAL · texte numérisé non relu

M. VTANNEY AU SAINT TRIBUNAL

t)ruyante cohue, et alla s'agenouiller au pied de i'auteldeSainte-Philomène. Aussitôt le tapage cessa. Quelquefois il arrivait que des personnes, moins entreprenantes, qui n'osaient employer la force pour i*ouvrir un passage à travers la mêlée, ou pour se léfendre contre ses envahissements, après avoir ?assé plusieurs nuits sous le porche , n'étaient pas plus avancées que le premier jour. Le Curé d'Ars ies discernait , et, lorsqu'elles pouvaient le joindre 5t lui faire connaître leur position , il usait envers îlles de la plus douce condescendance.

A six ou sept heures du matin, suivant la saison, M. Vianney sortait du saint tribunal pour monter à l'autel. La foule en ce moment était si épaisse sur îou passage , qu'on était obligé de lui frayer un îtemin et de le garantir des importunités de pielques-uns qui le tiraient par le bras, par son 'oehet ou par sa soutane. Arrivé à grand'peine dans & sanctuaire, il s'agenouillait devant le maître-autel t testait un instant immobile comme ravi en la prépuce de Notre-Seigneur; on eût dit qu'il le voyait.

revêtait ensuite ses ornements sacerdotaux , et ^H ge disputait le bonheur de servir sa messe. Le Us souvent ce privilège était accordé à des person- ^ges éminents ou à des prêtres.

Après la messe, M. Vianney bénissait les objets ^ piété qu'on lui présentait , puis il rentrait au ^esbytère et prenait un peu de lait : c'était son ^jeûner, depuis qu'on avait obtenu de lui qu'il

déjeunât. Il confessait ensuite les homme rangés sur deux lignes dans le chœur^ altec depuis l'ouverture des portes, que leur tour ; A dix heures, il interrompait son tratail, mait dans la sacristie, et, à genoux par teri point d'appui, il récitait dévotement ses L'office terminé, il passait dans la petite piè est à droite sous le clocher, pour recevi infirmés et d'autres personnes qui ne po prolonger leur séjour à Ars. 11 fallait voir on s'encombrait à l'entrée! On avait beso fois d'user de beaucoup de fermeté pour ger le saint homme et empêcher que la sacristie ne fût envahie. Souvent l'autorité c dlens était méconnue, et leurs efforts pour c tout ce monde restaient impuissants.

A onze heures, le serviteur de Dieu faisai téchisme. En descendant de sa petite chaire, plus que jamais entouré et pressé de toutes on l'interpellait, on lotirait par ses habita forçait à recevoir des lettres, de l'argent, dei précieux ; on lui demandait sa bénédiction harcelait pour avoir une médaille, un chape) image, un souvenir. Des mères lui apportalei enfants, des infirmes se mettaient à genoux lui et lui barraient le passage. Ceux qui n' pas encore pu l'aborder lui faisaient des ge*t pliants. Il était difficile de pénétrer ce reipp main et de conduire M. Vianney dans une d

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