FAIT PLAISIR
M. Vianney recommandait surtout trois dénotions : la dévotion à rEucliaristie, la dévotion k la sainte Vierge et la dévotion aux âme» du purgatoire. Il appelait la divine Eucharistie des noms les plus suaves et les plus tendres; il inventait des expressions nouvelles pour en parler dignement : c'était ï»on sujet favori, et il y revenait sans cesse dans ses catéchismes. Alors son cœur se fondait de reconnaissance; son front s'illuminait; les larmes étouffaient sa voix : « mes enfants 1 s'écriait-ll, quefâH « Notre-Seigneur dans le sacrement de son amour? a II a pris son bon cœur pour nous aimer; il sort (( de ce cœur une transpiration de tendresse et de « miséricorde pour noyer les péchés du monde. » Il appelait la sainte communion un bain d'amour..' a Quand on a communié, disait>il, Tâme se roule a dans le baume de l'amour, comme rabeillo dans les « fleurs. » Il aimait à raconter le trait de saint Jean de la Croix et de sainte Thérèse. Quand ils s'entretenaient ensemble des joies de la communion, l'flmour de Notre-Seigneur, allant de Vun à Vautre, faisait fondre leur cœur au point que saint Jean de la Croix tombait d*un côté et sainte Thérèse de Vautre, noyés tous deux dans le baume de V amour..,
a Lorsque M. le Curé, dit Catherine, annonçait la procession de la Fête-Dieu et les bénédiction^ de l'Octave, il semblait que son cœur nageait dans l'amour et la tendresse pour ce divin Sacrement. H disait ; « Ah! si nous voulions, nous obtiendrions
lA FOI, SON ESPÉRANCE, SON AMOUR DE N.-S. 408
Ut cette semaine! Deux fois par jour le bon Dieu nous bénir... mon Dieu, que c'est dommage le nous ne soyons pas pénétrés de Totre sainte ésetice!... Quand vous parcourez le chemin qu'a livi la procession, vous pouvez dire : a Le bon