‹ Le curé d'Ars: Vie de m. J.B.M. VianneyChapitre 75 sur 87 · SA CHARITÉ, SA LIBÉRALITÉ · texte numérisé non relu

SA CHARITÉ, SA LIBÉRALITÉ

^ndre à des prix trèg-élevés de vieux souliers, de ailles soutanes, de vieux surplis, et, lorsqu'il fut -nu à n'avoir plus rien, de vendre jusqu'à sa derière dent, faisant céder son humilité à la charité, iii est la première des vertus. « Qu'importe, après tout, disait-il, pourvu que j'aie de l'argent pour tïies pauvres?... » Il est certain que, s'il eût contiiié à se mêler de son vestiaire, sa charité l'eût 'duit à n'avoir pas de quoi se changer. Lorsqu'on ^î donnait des vêtements neufs, il s'obstinait à ^î*der les vieux, surtout si ceux qu'on lui fouissait étaient d'un prix élevé et d'un drap plus fin. ^tis ce cas, il les faisait vendre pour en acheter de Us conformes à la sainte pauvreté.

XJnjour, un pauvre arrête M. Vianncy au moment ^ il sortait de la Providence. Ce pauvre avait les ^ds à vif et tout ensanglantés. Le bon Curé ôte § souliers et ses bas, les lui donne, et regagne m presbytère comme il peut, ayant soin de se lisser, afin de dissimuler sous les plis de sa soume traînante ses pieds et ses jambes nus. Un autre mr, un mendiant s'approche de lui; le Curé d'Ara 5 fouille et ne trouve rien dans ses poches que son louchoir; il le donne au mendiant en s'excusant e ne pouvoir mieux faire.

Plus tard, afin de n'être pas pris au dépourvu. [. Vianney portait toujours avec lui une somme estinée à ses aumônes ; il y puisait incessamment t les yeux fermés. Plusieurs Mb 11 a fait recher-

L dMMtMMhéi-

dit)

comme U

eàâlÊÊÊàtiÊÊÊlÊÊÊÊ/k

>? ■T^.afl^ï^su-^^ÎÎS^Mi^^

rx>-

'-lF,'5=

iî^liîS

Page 1