‹ Le curé d'Ars: Vie de m. J.B.M. VianneyChapitre 79 sur 87 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

More et funérailles de M. Vlanney.

Depuis longtemps, M. Vianney semblait tfavoir plus qu'un souffle de Tie. Le petit filet de voix qui lui restait était si faible, qu'il fallait une oreille attentive pour l'entendre. Toute l'énergie de la vie et de la pensée s'était concentrée dans ses yeux, qui brillaient comme deux étoiles, et qui ressemblaient aux soupiraux ardents d'une âme de feu. C'était la force dans la faiblesse et la vie dans la mort.

Les grandes chaleurs du mois de juillet 1859 avaient cruellement éprouvé le saint vieillard; il avait eu plusieurs défaillances. On ne pouvait entrer dans cette église d'Ars réchauffée jour et nuit par un concours énorme, sans être suffoqué. Il fallait que les personnes qui attendaient leur tour de confession sortissent à chaque instant pour retrouver, hors de cette fournaise, un peu d'air respirable. Lui, cependant, ne sortait pas; il ne quitta jamais son poste de souffrance et de gloire; il ne songea point

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