FIN DU ROMAK DE LA STIGMATISÉE
et le médecin^ complaisant peut*êlre, pour son attestation.
Le Journal de médecine (mai 1842) citait un curé ôgé de quarante ans qui, sous une forte oppression et une extrême faiblesse, s'était mis au lit.
Il y avait des menace» continuelles de syncope^ et le médecin avait déclaré une péricardile. Le malade^ dans cet état fâcheux, &e prépara à mourir; et bientôt, en effet, les symptômes d'une mort imminente parurent se montrer. Un autre médecin est appelé; il trouve le moribond dans une prostration extrême : c'était le commencement de Tagonie. Toutefois il Tausciilte, et le voilà qui, heureusement, déclare au malade qu'il n'y a au cœur aucune lésion organique. Celui-ci, qui parlait à peine jusqu'à ce moment, devant cette espérance inattendue de la vie, se redresse sur son séant et demande à sortir du lit. Sa convalescence était déjà établie.
Notre théologien conclut de ces» faits, et de plusieurs autres tout aussi curieux qu'il rapporte, qu'une espérance ferme et inébranlable et l'enthousiasme de la confiance peuvent imprimer au système nerveux un ressort, un ton de vitalité et de force synergique immense, et presque en quelque sorte incommensurable, au point de ranimer et
de vivifier, pour ainsi dire, la nature défaillante d'un moribond.
Il faut donc juger sur cela les prétendues guérisons miraculeuses. Nous avons un critérium bien simple, c'est de se souvenir qu'une maladie guérie, par exemple, dans une neuvaine, dans un pèlerinage, sous une influence religieuse, pourrait guérir de même sous toute autre excitation étrangère à un motif religieux. La question est alors jugée. Ainsi, un soldat nostalgique mourant reçoit son congé; la joie de cette nouvelle le transporte tellement, qu'il part à l'instant même pour rejoindre ses foyers. Un homme, après une grande opération chirurgicale, se meurt d'une hémorragie que rien ne peut arrêter. Le médecin le trouve à Textrémité : — Ah! monsieur! dit le malade, je suis perdu, je perds tout mon sang! — Perdu! dit le médecin avec un grand sangfroid, je vous saignerai dans une heure! L'idée d'une saignée, chez un homme qui croit mourir faute de sang, opère en lui une révolution; le sang s'arrête et l'homme guérit.
Mes études de physiologie, un peu d'observation et d'expérience, m'avaient appris ces choses avant Taveu loyal du théologien médecin dont je viens de citer l'autorité.
Il vint un moment dans le pays où Tenthou-