‹ Le curé de campagne, par l'abbéChapitre 22 sur 39 · LA LINGERE DE LA CURE · texte numérisé non relu

LA LINGERE DE LA CURE

Nous avions pour lingère, dans le village de Veneffles, une jeune fille fort honnête qui s'appelait Victoire. Ma mère l'aimait beaucoup. Naturellement elle l'employait pour son linge et le mien ; et je lui avais donné le soin du linge de Téglise. Victoire était universellement respectée de la paroisse ; et je dois dire, contrairement à ce qui se passe dans beaucoup de localités, où une jeune lingère ne met pas le pied dans une cure sans que les gens stupides la donnent pour maltresse à leur curé, que, dans toute la paroisse de Veneffles, il ne fût venu à Tesprit de personne de soupçonner Victoire, moins par confiance dans le prêtre que par estime profonde pour cette fille.

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