LA LIN6ÈRE DE LA GUKE
être rétendue, est pour la science une immensité. Ma pauvre mère, qui connaissait toutes mes faiblesses de cœur, se gardait bien de contrarier celle-ci. Je la voyais souvent s'informer avec un sourire de mes joies de la journée, au retour de mes courses sur les coteaux, près des étangs ou dans les bois, exactement comnae elle me demandait, quand j'avais dix ans, si je m'étais bien amusé avec mes petits compagnons. Elle n*osait pas me dire que j'étais un grand enfant; mais elle , le pensait.
Il me répugnait de recommencer des dépenses pour rendre le presbytère d'Aubigné un peu habitable. Je ne m'étais pas enrichi à mes différents changements de résidence; et, mon désintéressement instinctif avait fait que, nulle part n'ayant pressuré mon peuple, je me trouvais pauvre.
Toutefois, malgré les leçons de l'expérience, ce qui nous restait des économies de ma mère y passa. Nous ne pouvions nous résoudre à habiter un galetas sale et ouvert à tous les vents. Puis je tenais, par respect pour ma mère, à lui donner une chambre convenable. C'était se hasarder beaucoup, je le reconnais. Je devais raisonner d'après le passé et me rappeler que chaque matin le facteur pouvait m'appotter un autre changement.
Les prêtres comprendront mes anxiétés.
282 U CXAÉ HE ICàm^JiGlSR
Ma prière «de làmqae :sak Be lersninait aissi : 'Mon Diea, eanserfsea-oûoi ma n^ère et ma pau^vta
paroisse.
J'avais penftn mon père au ini^niieiiit où je me préparais aie £aiite veBir à Yenefâes. Le œup fet dur poHT mamère et pour moi. Vivre de iMigues anoées encore avec èui, «'était «aia douée espérance qœ lions avions caressée jofw par jour, fin retenant de ClejmasA, & nous semblait qa'îl îbimês rappiKrteraii^avecJiii toute ftotre Mïmrgm. fiéàas! c'était trop loin, même pour aller charcter aas «eodres!
- Notre .»il suMB parut pln:s tabte eaiooTO» Liso- Jfement se ûi autour de noim. Félioîe eut naasi h nous .annoncer qu'€Ue «a^aîk perdu s» tEoèare ^et que je n'avais plus qu'à prier pour icede ^i avait été ma Wenfaitrice.
J'étais arrivé à Aobigné vers 11845. J'«ub enfin queèqiae repos, et sans une ciroonsbaînce, que ¥éiicie >eltmoinoi£s crûmes heureuee, ^e&smnxÀtes, au iieu d'être dartés de Parb el de flan me llombbahdir, seraient datés de i'ÉimrMe viJiage •d'Aulbigaié. Pour ocrtte ùm , jte n'eus à JDdÉmer ni des persécnleare ni des haineux. Ce Êrtiiien libre'ment que je quittai ie diooèfie idie Rennes.
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