UN ÉVÊQUE LIBÉRAL ET GALUCAN
que je Tavais traînée avec moi dans mon exil. La lettre lue contenait ceci :
« Dijon, le...
« Monsieur l'abbé,
« Je vous connais beaucoup^parma chère nièce, mademoiselle de Lazerat; j'ai besoin pour un poste difficile, celui de secrétaire de Tévêché de Meaux, d'un homme de dévouement et de cœur.
Je fais appel à votre générosité et à votre courage. Je sais vos idées grandes. Nous chercherons à réaliser les vôtres et les miennes, dans la mesure du possible. Je vous attends pour mon sacre, qui aura lieu, dimanche prochain, dans la cathédrale de Dijon.
« Tout vôtre par le cœur,
c< t L..., évêque de Meaux. »
Évidemment, je devais ce changement de fortune à Félicie.
Le lendemain une lettre d'elle, des plus aimables, me donnait les détails de son heureuse négociation pour me tirer de mon tombeau, c'était sa phrase. Je n'avais qu'à accepter. La vie de douleur
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pH^enait fin : ma mère* a&ait^ pe^mir â ttne exîsK tence plus douce. Et, sans» me foygeF uoe féliéité',je pouvais espérer un autre avenir.
Ce qui devait wriver eut lieu. Quand je passai à Rennes pour prendre congp de monaeigneur, je fus traité en personnage. Le curé d'Aubigné, qu'on regardait à peine» devenu k âecsétaiùre géaéial de l'évêché de lA&wx, M l'objet de tentes ka ati&sk^ tions d&rhoroBae liiabile q^ai tenait paE dfiSBHs* k^ut à ne jamais, se faire, horSt de ââci diocèâev \m eo»» nemi capabLe de k desservir à Paris pom* ses j^rof* jets d'avanceiKve&t.. Il peussa. m^me Tadre^se jusrqu'àm'insiauer combien il se tenait maUieurc^aï,. comme évêqjoe^ qu'uu de ses» eoUègjiie» daos. Uépiscopat L'eût devaocé en» bienveillmice poor moi ; et il me pria de n'accuser ni son cœur ni soa administration des apparences d'un oubli qui ne se fût pas longtemps prolongé.
Je répondis à monseigneur que j'étais parfaitement convaincu de la sincérité de ses regrets et que je l'en remerciais avec une complète gratitude-
Je me rendis à Dijon avec ma mère'.