‹ Le curé de campagne, par l'abbéChapitre 30 sur 39 · LE SYNODE DE MEAUX · texte numérisé non relu

LE SYNODE DE MEAUX

L'ultramontanisme n'avait pas vécu six mois sous le régime libre de 1848, qu'il était maître de toutes les positions. Il revenait comme un flot, se servant de l'opposition politique à la forme républicaine, pour se cacher sous le nom de retour aux principes que les idées novatrices avaient profondément bouleversés. Avant peu tous les hommes du clergé, suspects de ce qui s'appelait alors idées avancées, furent mis de côté impitoyablement. Le courant se jela vers l'absolutisme religieux. Ce mot, libertés gallicanes, se trouva suspect avec la liberté.

ENCORE CORE DE VILUiGE

Le cardinal *** avait pris fort à cœur l'affaire du synode de Meaux et les statuts qu'on y avait proclamés. Il avait manœuvré si habilement qu'il était parvenu à faire signer, par quatorze évêques français, une dénonciation à Rome contre l'évêque de Meaux, demandant que la Sacrée Congrégation des évêques lui fît son procès canonique. Cette dénonciation était appuyée sur dix propositions extraites des statuts imprimés, lesquelles étaient taxées de schismatiques et dites sentant l'hérésie, attentatoires aux droits du saint-siége, erronées et offensant les oreilles pies.

Monseigneur et moi nous ignorions complétecûent cette trame odieuse. Tout entiers à nos pa-

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