‹ Le curé Meslier [microform]Chapitre 20 sur 29 · es QUfiTjsoNT -LES prêtres · texte numérisé non relu

es QUfiTjsoNT -LES prêtres

scîencef ou même que les connaissances, solivent très '^ compliquées, qu'exige le métier d'un Artisan ?

C'est à la Théologie et à ses vrais sophismes qu'il faut s'en prendre, si la morale est deyenue une science obscure, remplie d'énigmes et de contradictions, dont l'ensemble fut impossible à saisir môme par les penseurs les plus profonds. Par son moyen la science des mœursi fondée sur des principes immuables, fut soumise aiio? caprices des DieucG, ou plutôt de ceux qui les. firent parler *. Nous avons fait voir dans tout le cours de cet ouvrage les conséquences fâcheuses qu'eurent les notions affligeantes qu'on inspira aux mortels sur la Divinité, toujours modifiée par l'enthousiasme, l'imposture et l'intérêt ; toujours despotique, injuste et peu morale; toujours proposée comme modèle, malgré les traits hideux sous lesquels on se complut à la peindre; cette Divinité devint le germe fécond de tous les égarements du genre humain; la nature disparut auprès d'elle, la raison ne fut plus consultée ; l'homme n'eut plus d'autre morale que celle qui fut prescrite par une Théologie effrayante, inconcevable et peu d'accord avec elle-même ; la Religion fat l'unique objet de l'attention des hommes ; ils crurent avoir dès mœurs, posséder des vertus, remplir tous leurs devoirs en accomplissant fidèlement les ordonnances inutiles et souvent criminelles qu'on faisait descendre du ciel. En vain la nature et la vérité leur crient-elles de songer à la terre, de s'occuper de leur bonheur présent, de chercher les moyens de l'obtenir, de cultiver la raison qui leur disait d'être bons, justes, indulgents et paisibles ; ils voulurent du merveilleux, il leur fallut des oracles divins, surnaturels, énigmatiques ; et ces oracles

1. Il est aisé de voir qus Platon et P/thagore ont puisé leur morale mystique chez les Prêtres Égyptiens. La morale est de toutes les sciences là plus claire, la plus simple; c'est la rendre inutile que de la rendre mystérieuse; c'est la rendre inconcevable que de la combiner avec la I^liglon, qui n'e&t jamais qu'un tis^u de fables, d'allégories et dé m jst^es.

sublil^és Jes rendîrenfiif qiu etâ^^insoçiables, malheurâuzV^^ : ^^\ oules-eiùîpéchèrèht desavoir à qu^is'en-f^ ^ . v-:'

En un motla morale de la nature fut écrasée sons l'autorité de la Religion qui Tui fat préférée ; la raison sim- \ ? pie fut obligée de céder au merveilleux ; sa voix ne fut ^ point écoutée dès qu^on crut entendre la voix redoutable^ de Tôtre à qui tout est soumis : la morale devint une' ~ "^ science compliquée, obscurcie par la théologie et qui lui fut ti^ujours soumise. Elle fut incertains et flottante, elle n'eut point de principes assurés, elle heurta souvent de front les lois de la nature ; futilité générale, le bien des sociétés'furentobligés de céder au fanatisme^ ou bien il> :2;^ fallut recourir à des subtilités inânies pour les concilier :^^^ avec les ordres bizarres et déraisonnables dé^ ce MoniaI^^^^^^^ 9^ que invisible, iqui s'était réservé le droit de gouverner ; ^ y , la teri^e par ses Ministres et ses affreux ré présentants. L'amour si naturel que l'homme a pour lui-même, le déâir de se conserver et de rendre son existence heureuse, les sentiments d'affection qu'il doit à ses semblables, leë $ intérêts dé l'Etat, sa prospérité, son repos furent tifa^versés par des ordres formels de la Divinité qui voulait ^^ que l'hoinme is'étudiât sans relâche à se rendre màlheu- ^ reux dans un monde qu'on né lui montra que comme un passage pour arriver dans un autre. ..1

Les fondements de la morale ne furent pas moins. ébranlés par les Princes que lia superstition 2i jpa/rtout^ DÉiFiis. Leurs caprices, leurs passions, leurs délires passèrent pour des décrets du ciel; les peuples furent obli-^ gés de s'y soumettre, et lès institutions les plus con^ traires à là saine morale, les préjugés les plus dangereux^ les lois les plus iniques réglèrent souvent la conduite des sujets; ils n'eurent aucune idée ni du bien, ni du ^^ mal, ils se crurent autorisés à ma:l faire dès que le sou- ^ veraiuj Topinion ou l'usage le permirent. C'est ainsi que la guerre, le carnage, l'usurpation, la conquête, la ra-* pine, là mauvaise foi, la fourberie politique parurent des choses ^onné^t?^, légitimes et nécessaires lorsqu'elles furent ORDONNÉES par lé Prince, par les prêtent

dus mtér<êt$ de l'Etat, dès qu'allas fiure^t dds ex^mjj^^ pour éïles. Eu cons4quencje U n!^ eut pi^us^os^.ju^tiok

SUR LA. TERR]E!» LA- VERTU EN^DT BASH^^ÏE v c'âSt alUM^que

le Yol cessa d'être un crim^ diès que Ib Fripce y trp^va spjL intérêt. ]Les outrages les plus saugknts fa.its^ à^a^ja^ ture humaine passèrent da»s . les, espiits dais p^pl^es ;. pour- des actious louables, dès qu'ils fu^ent-appriOiiT^ <]Ftt .ordonnés par d^es Souverains que l'o» <îrii|t «a droit de tout rendra licite» et aux yoloutés de^quek la moraJie |^t pa:r conséquent subordonnée çommâ il celles d^sPleux. A ces causes si puissantes qui xîorrompirel^t la morale et qui la rendirent incertaine et chançelantie, joignons encore ces usages souvent nuisibles et criinineis,:Ce» préjugés fatals qui constituèrent L'op^DOiN publique, ;qui influèrent sans cesse sur la conduitis et les idées des citoyens et qui autorisèrent ou du moins justifièrent partout les actions les plus contraires à la vertu et aux intérêts du genre humain. Par une suite de «ces notions dépravées les vertus les plus réelles furent quelquefois , regarda^l^ avec mépris, elles devinrent les objets du -ridicu^f elles attirèrent des châtiments et V ignominie à ceux qui en dépit des opinions reçues osèrent les pratiquer. C'est ainsi que dans des nations accputumées à la guerre et à mettre le plus Jiaut prix au carnagç, la douceur, la patience, l'oubli des injures furent regardés comme des lâchetés, et ceux qui les exercèrent furent notés d'infamie. C'est ainsi que dans des nations soumises de longue ma.in à des gouvernements dépravés, l'amour du bien public fut traité de folie, et l'ami de SA NATION fut regardé comme xlvî séditieux punissable. C'est ainsi que chez des peuples corrompus, les i^içes les plus honteux furent souvent approuvas ou justifiés par l'exemple et conduisirent aux honneurs ; la fidélité conjugale, la pudeur, l'innocence des moeurs furent traitées de faiblesses et chargées de ridicules.

Telles sont les vraies causes qui ont anéanti la morale ou qui du moins en ont fait une science coBJecturaie, remplie d'incertitudes, dont les vrais principes

•feB^dirB «ONT LBsr^REi^isar. . - < ^ 4#î9t^; :

îgoiit^éevenusrsF^Mciléë '^à'ja^mélôp. La' R«M'^îdh. mfit' ^ t^w^^sc*^^^ ^omflw^^teV'par^lesf ondemènte iiÉst^xhâreB ~ qu'eâle '^rét«ntîîl Im 'fdonn'erî elle îa détroréit.parses éontradictiënsi et ^ar les yertuB fanatiques «t meinr- , trières qu'eH« prescrivit aux hommes ; elle ' îa' reirditobseure par ses subtilités, parles efforts qu'elle fit pour la eoacilieraTec ses rêveries informes, et par lesîdéies -révoltairtes qu'elle donna de son Dieu. Enfin «&eçcâiicméii les idées de la morale en Msant regài^erdes opinions iabsurdes, des expiations, des eérémonies arbitraires comBâe<ies choses plus importahtesque là Tértu. La politique ne fut pas moins ennemie dé la morà^ les lois et les usages qu'elle eûfanta, par 'les crimes qu'elle autorisa, par la corruption des m<3eurs que -fe^ Souvêraîm introduisirent , i^sœ les exemples ijtfîïs donnèrent, par les vices que des cours dépravées pëo pagéreht dans les nations. Enfin tout conspira à rendre les hommes ignorants et méchants, et à confondre leurs; idées sur-la morale. ^

ir n'est donc pas surprenant si cette science ainsi défigurée devint méconnaissable, et fut un sujet dé re-cherches profondes et de disputés interminables pour ceux qui l'étudièreht. Tout en elle devint problématique ; dès le premier pas on fut embarrassé de saVorr sûr quoi l'établir. Les Prêtres la fondèrent sur m v6-. LONtÈ DES Dieux, qui ne furent jamais les mêmes pour les habitants de la terre, et dont les oracles prétendue furent aussi diversifiés que les idées ou les intérêlfs de ceux qui les firent parier. D'autres fondèrent la justice sur les lois discordantes admises par les nations, qui né sont communément que les expressions des passions; dés délires, et de l'impéritie des chefs, ou des notions absurdes, des préjugés ridicules, des intérêts momentanés, des saillies imprudentes des différents peuple^ du monde. Par là, on vit souvent les crimes les plus^ atroees, lès actions les plus noires, les vices les plus honteux, autorisés et légitimés dans un pays et détestés dans un autre ; la morale des peupfes fut soumise aux

X bornes ^litigiies de lâ^ coiwénJftott; ;ce qui fat^^i^ au d^à d'une luyièréoii d'une montagne,^ ^^ " ;li6nnôte et approuvée en. deçà ; les Dieux, lés SoÛTe^ rains et les Lois d'un Etat autorisèrent d'un côté ce que les Dieux, les Souverains et les Lois proscrivirent et punirent de l'autre. Le Tartare fut parricide, le Spartiate fit périr ses enfants, le Juif fut un brigand^ us Chrétien un monstre de cruauté ; le Romain filî le fléau des nations ij l'Indien fut dissolu, l'Espagnol fut cruel et intolérant. Cependant chacun de ces peuples se crut autorisé dans sa conduite abominable, soit par ses Dieux, soit par l'intérêt de la Patrie,~^soit par ses usages révérés. Belle morale, sans doute, qui n'a pour base que les idées peu raisonnées des peuples égarés par leurs guides religieux et politiques ! Etranges mœurs que celles qui autorisent les crimes les plus affreux, les dérèglements les plus infâmes, les actions les plus révoltantes pour l'humanité !

Un SEUL SOLEIL luU pour tous les Tiahîtants de notre globe, UNE seule mora.le doit les ^wic?^r. Malgré la diversité de leurs opinions, de leurs institutions, de leurs lois,- de leurs usages; malgré la variété presque infinie que le climat et le tempérament mettent entre eux, là nature est partout la même; ils ont les mêmes sens,. les mêmes besoins, les mêmes désirs ; ils sont forcés d'employer les mêmes moyens pour les satisfaire. Tous les hommes naissent, se nourrissent, se conservent, se détruisent de la même manière ; tous sont épris d'euxmêmes, tous désirent le bonheur, tous, pour y parvenir, ont besoin d'assistance, tous cherchent ce qui leur paraît désirable, tous fuient ce qui leur semble nuisible ; tous sont susceptibles d'expériences, de réflexions, de

1. Il est évident que ce fut la Religion qui rendit les Romains conquérants, c'est-à-dire injustes et sanguinaires. Des oracles divins leur avaient, comme aux Juifs, promis l'Empire du Monde. FiriMs^ chez les . Romains, signifiait le courage et la férocité nécessaire à des hrigands déterminés à tout envahir. , ,

^ "V^ôilà ies-seulsrprincip

îâ MORAiiB UNIVERSELLE, fîaite pour tous les individus^ dfc: l'espèce humaine; il faut la fonder sùT Tesséiiee côniK > mune à tous les hommes, sur leur nature, sur leiir^lfe?-: soins constants ; il faut que réxpériehce la confirmé sans cesse> et qu'elle ne soit jamais ni contredite ni déinèntiie^^; iliaùt qu'en tous lieux et en tout temps elle procuré le \: bonheur, qui fait l'objet dé nos désirs ; enfin il faut que, destinée pour tous, elle soit sentie par tous. Une morale fondée sur ces principes immuables est la seule qul;C0il^> vienne à des hommes; elle est la seule Religion nêcés-if ^ sdire au genre humain.

Qu'il nous suffise donc de savoir que la vertu est "ce qui est constamment avantageux,, et le vice, ce qui est • nuisible à des êtres qui sentent, qui désirent le plàîsirj:; et qui fuient la douleur. La vertu est le plaisir, le vice est la douleur, causés par les actes des volontés hu- ; maines. Pour régler nos actions, il suffit d'être con-, vaincus que tous les hommes, ainsi que nous-m'êmes," cherchent leur propre bien-être, et, par conséquent, n'aimenj; que ceux qui secondent leurs désirs, et sont forcés de haïp ceux qui les contrarient. La réflexion^ nousmontre chaque jour que seuls et privés de secours, nous ne pouvons efficacement travailler à notre félicité propre ; que l'association nous est utile, et que pour qu'elle nous soit vrainient avantageuse, il faut que nos associés , conspirent à nous aider : l'expérience nous apprendra lés môjens de nous conserver ; elle nous prouvera Ik nécessité d'exciter par notre conduite la bienveillance des êtres capables de concourir à notre propre bonheur.

C'est à des principes si simples que se réduit le code de la nature. Les leçons de la morale ne sont donc point { abstraites ou réservées à des penseurs profonds; ^Ues . sonttoujoursproportionnées à l'entendement de l'homme; quedis-jel de V enfant même i La morale doit parler une même langue à tous les hommes; elle se fera toujours '

' 222=^ CE QUE SGÎTE JiBS^'1?RÊTREà;; ~ '" "

entendre d'eux quand eU& s'e^liqueca claifemeni^rao , lorsque^ le préj^ugé ne^ leur bAucliera point Us e^reiUes.'^ Estril done si, diffîcUe de prouver à, tout homme) qi|*iL ne peut être heureux tout seul, qu'il a hespin- poiu?; êela: del l'assistanee des autres^ et que ces secours ne s'acccNPdent qu'au hien qu'on leur proGure? Fa^ut-il dea lumières bien étendues pour sentir qu'en nuisant à ceux qui» boosi entourent, nous anéantissons notre propre félicité 2 Faut-^il un grand efTort de génie pour s'apercevoir qa'jm être qui s'aime lui-Eoéme et qui s^estimie, doit tâcher par , sa conduite de faire partager aux autre» les sentiments qu'il éprouve?

Il est vrai que ces préceptes si clairs deviennent obsr curs et compliqués lorsqu'ils sont contredits par- des systèmes imposants qui nous' défendent de nous aimer nous-mêmes, de nous occuper de notre bonheur y de nous attacher aux créatures, de perdre de vue le Ciel qu.'on nous montre souvent irrité du bien même que nous faisons, de l'affection que nous avons pour les êtresiqjuif nous entourent, de l'indulgence que nous leur^^montEôaSr, Ces mêmes préceptes sont pareillement anéantis par des gouvernements qui semblent prendre à tâche die rendre l'homme ennemi de ses associés, et qui le forcent de haïr june patrie dont il n'éprouve que des mépris,: des inj^us-^ tiees et desrigueursy si pour serendre heureux luirmême il ne s'occupe à faire des malheureux.

Les hommes n'auront jamais de ^TincÏT^ea sûrs en momZe tant qu'ils la feront dépendre d'une Religioa dont les ordres seront plus respectés que ceux de la: nature, dont les oracles seront plus écoutés que ceux de la raison, dont les caprices seront l'unique, règle du juste et de l'injuste,, dont les lois seront préférées à celles de la vertu, dont les prétendus intérêts deviendront bien plus chers que les vrais intérêts de la Société, dont les Ministres avides expieront les forfaits,: dont les interprètes, tantôt flatteurs pour les Souverains les diviniseront et les convertiront EN Tybans, et tantôt 'séditieux les feront égorger par leurs sujets fanatiqiies.

Ettfi», >W se peut trop le répr^fflp, ff ûfy aupâ poini , de moi^iEdô' pour- leâ homme» tan.t-^u*oii fëiir .proposera. . pour mo^èîe nu Bieu rempli de vieetf et d'imperfection, un Jyiea eaprhneur et changeant, un Dieu dont Ist conduite est toujours entourée de nuages, tels que celui igie.> toutes les Religions adorent et presèrivent d'imiter, .un. . Dièur dansr OeSôer irrité contre l'homme, un Dieu desppr tique cpii a le droit d'être injuste, parce qu'il est toùtpuisisan^, B|ei>eût servir de base à fa morale ni être pro-, posé à der hommes comme ùu modèle de la vertu *.

La morale ne géra qu'une science chimérique, et ses leçons seront eonstamment méprisées tant qu'elle sera; contriîdîte par des Gouvernements corrompus aussi des- : potiquéSi aussi peu vertueux, aussi fantasques et dérai'î^, sonnahfes que lés Biêux de la superstition. Elle parlerî^ inutilement aux sujets tant que leurs maîtres ahuserontr, de leurs droits divins p oui? les empêcher de s'éclairer,: pourles pendre vicieux, pour les forcer d'être malheureux, s'ils' ne consentent àt partager et à servir leurs pas- ! sions et leurs frénésies.

Gependant la morale est faite pour régler sans partage^: le sort des hommes ; tA vertu est la. chose la plijs mn'' PORTANTE POUR EUX!; elle doit Commander aux PrinceSr réglter les GoiïVernemejits, diriger la législation, maih-^ tenir la Société, fixer le droit des Gens,, être la vrâîie boussole dés Nations et des individus. Elle suffit posir: les rendre heureux, elle a donc senle droit â-lëurs hommages, à leur culte, à ïeur obéissance, à leurs respecta. Tous ceux qui les contredisent sont dés séducteurs,, dçsi rebellés, des impies que l'on, ne peut écouter sans daAr : ger. En un mot, je le répète, la morale est la sedi,:^:

1. Les Théologiens nous disent gue la justice de Dieu n'esl^pai la mêkie ^tie lajuslieedeshemmes. Mais dans ce cas, ^'entendanVil? enx-n&êAes par ra:/tisili'c« dioitie?:llinous est impossible de upns faire une autraidée'. dé la> Justice que celle opie nous voyons reconnue parmi les hommes-: si Dieu n'^t point juste à leur manière, il leur est impossibl» de sftv<»icr:S?il : l'est ou comment il peut l'être.

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