‹ Le curé Meslier [microform]Chapitre 24 sur 29 · - CE ^}UB SONT -LES -PRÊTAES · texte numérisé non relu

- CE ^}UB SONT -LES -PRÊTAES

pare potcr rordinâird de tous ceux que leurs passions -assouvies pî^ugeat dans la Yide, dans le cbàgri», dans l'ennui, elle donne des protecteurs et des consoMteUrs <^ans le ciel à ceux qui se sont attiré des mépris, d«0* disgrâces sur la terre ; les malheurs, les dégoûts, l^lonté, , les remords, l'impuissance de jouir, la satiété, la vieillesse ramènent souvent les hommes aux pieds de là Ré^ iigion, la dévotion dédommage leur imagiHatioiï du rang, de la fortune, de la réputati<)n, d'eFamour même. L'homme dupeuple est communément attaché à sa religion parce qu'il est ignorant etMAiiHEUREUX; le pauvre croit y trouver de la conBolation à ses peines, il Païme ;parce qu'elle lui fait entrevoir un meilleur sort;; le riche s'y livre parce que souvent au milieu de son opulence il éprouve des chagrins qui le rendent misérahle, le sol'dat en est susceptible parce qu'il vit au sein des dangers; les Princes, les Grands, les Courtisans la jugent utile^ non seulement ^omv ^ommoiv opprimer impuni- .^w^wf, mais encore parce qu'ils la trouvent toujours- disposée à calmer leurs, remords» Dhomme éclairé est quelquefois la dupe de la superstition parce qu'elle met «on imagination en travail, le sage a souvent de la peine -à s'en défendre, on le voit trèsfréquemment céder â ses attaques lorsque le chagrin l'ahat et confond- son jagement, ou lorsque la maladie, lui ôîant l'usage de ses facultés, le livre aux mains d'un Prêtre qui le sollitîite, qui le trompe par des sophismes, et vient porter le . trouble dans ses derniers moments. Voilà d'oii viennent les triomphes si fréquents que la Religion remporte «m .litd0 la mort sur ceux mêmes qui l'avaient méprisée ou négligée pendant teute leur vie. Gispendant c'est l'homme sain et jouissant de sa raîsou qui seul est en état de juger*; il n'y aqueVv&vo^'tv^Bmquipuiésese 2orêvaloir du témoignage cl un mourant.

1. Le Docteur Burnet nous' a donné as grands détails siir la mort édi-' .-âante du comte de Rochester, qui, après avoir vécu en libertin, se con-

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