‹ Le curé Meslier [microform]Chapitre 3 sur 29 · CONFORMITÉ DBS ANCIENS TET DBS NOUVJS AUX ' MIRA.CL'ES · texte numérisé non relu

CONFORMITÉ DBS ANCIENS TET DBS NOUVJS AUX ' MIRA.CL'ES

Si nos christicoles disent que Dieu donnait véritablement pouvoir à ses saints de faire tons les miracles rapportés dans leurs vies, de. même aussi les païens disent

qiaeies filles d'Artius, grands j^rôtres d'Àpoïion j' avaieûivô^;^^ "^ jatiideHMfiitf )^(^

sôîttaesbnédûcationvaoe corne de la chèvre àllJEtité dans son ebfance, avec cette çropriéié Iqu'elle leur ; } fournissait abondamment tout ce qui leur venait à sôitèv --Mit;--- ^- — .:--^ - ■ -.^ .. ^' .-.. ,^.-'i-^:Ù:^

Si nos christieoles disent que leurs saints avaient lo; pouvoir de ressusciter les morts, et qu'ils avaient desié^}' vélatioua divines» les païens avaient dit avant eux-qu^lA-! thàlidei âls de Mercure> avait obtenu de son père le.don do pouvoir vivre* mourir et ressusciter quand il voudrait,>«t: qu'il àyait aussi; la connaissance de tout ce qui se faisait: " au monde et en l'autre vie ; et qu'Eseulape, fils d'ÂpolloUy^ avait ressuscité des morts; et entre autres qu'il ressuscita. Hippolyte, fils de Thésée^ à la prière de Diane.; et qu'Hercule ressiracita aussi Alceste, femme d'Admète, roi de - Thessalie, pour la rendre à son mari.

Si nos christieoles disent que leur Christ est némiracu^ leusement d'une vierge, sans connaissance d'homme^ lâs^ païens avaient déjà dit avant eux que Hémus etJElomulusy . : tottdateùrs de Rome^ étaient miraculeusement nés d'une ^ vierge vestale, nommée llia, ouSilvia, ou Rhéa Sihia,;il&^ avaient déjà dit que MarSyÂrgé, Yulcain et au tres^ avaient été engendrés de la déesse Junon, sans connaissance d'homme, et avaient déjà dit aussi que Minerve, déesse dés sciences, avait été engendrée dans le cerveau de Ju-> piter, et qu'elle en sortit tout armée, par la force d'un • couir de poîiijgf. dont ce dieu se frappa la tète. .

Sr nos christieoles disentque leurs saintsfaisaientsortir r des fontaines d'eau des rochers, les païens disent de même. . que Minerve ût jaillir une fontained'huiie, en récompense d'un temple qu'on lui avait dédié.

Si Bios christieoles se vantent d'avoir reçu miraculeuse« ment des images du ciel, comme par exemple, celles de Notre-Dame titeLorette et de Liesse, et plusieurs autres présents du ciel, comme la prétendue sainte ampoule de fleims, comme la chasuble blanche que saint Alphonse reisjut de lia vierge Marie, et autres choses semblables ; les païens se vantaient avant eux d'avoir reçu un bouclier sacré, pour marque de la conservation de leur ville de Rome ; 'et les Troyens se vantaient avant eux d'avoir reçu liuraculéusement du ciel leur |Mi(to<ltttm, ou leur simulacre dé Pallfts, qui vint, disaient-ils, prendre sa place dans le temple qu'on avait édifié à l'honneur de icette déesse.

JSi nos christieoles disent que leur Jésus-Christ fut vu par ses tipôtires monter glorieusement au ciel, et que plu- ~

iieùts âmes de }mrs ^éi&nài^ léireeé^ glorieusement àû ci^ par; les siÉj^ -romains avaient <^ja dit ayant eux qyejSxmiiÛùSj 1^^ fondateur, fut vu tout glorieux après sa iociort; gué Giainymèdè, fiis de Tros, roi de Troie, fut, par Jupiter, traûsporté''au ciel pour lui servir d'échanson ; que la cheveïui^é de Bérénice, ayant été consacrée ^u temple de Vénus, fut après transportée au ciel: ils disent la même chose de Oassiopée et d'Andromède, et même de Tâne de Silène.

Si nos christicoles disent que plusieurs corps de leurs saints ont été miraculeusement préservés de corruption api es leur mort et qu'ils ont été trouvés par des révélations divines, açrès avoir été un fort long temps perdus sans savoir où lis pouvaient être; les païens en disent de même du corps d'Oreste^ qu'ils prétendent avoir été trouvé par l'avertissement de l'oracle, etc.

Si nos christicoles disent que les sept frères dormants

dormirent miraculeusement pendant 177 ans qu'ils furent

enfermés dans une caverne ; les païens disent qu'Epimé-

nides, le philosophe, dormit pendant 57 ans dans une ca^

- verne où il s'était endormi.

SI nos christicoles disent que plusieurs de leurs saints parlaient encore miraculeusement après avoir eu la tête ou la langue coupées; les païens disent que la tête de Gabiénus chanta un long poème, après avoir été séparée de son corps.

Si nos christicoles se glorifient de ce que leurs temples et églises sont ornés de plusieurs tableaux et riches présents, qui montrent les guérisons miraculeuses qui ont été faites par l'intercession de leurs saints; on voit aussi, ou du moins on voyait autrefois, dans le temple d'Esculape en Ëpidaure, quantité de tableaux des cures et guèrisous miraculeuses qu'il avait faites.

Si nos christicoles disent qué^plusieuriï de leurs saints ont été miraculeusement conservés dans les flammes ardentes, sans y recevoir aucun dommage dans leurs corps ni dans leurs habits; les païens disaient que les religieuses du temple de Diane marchaient sur des charbons ardents pieds nus, sans se brûler et sans se blesser les pieds, et que les prêtres delà déesse Féronie et d'Hirpicus, marchaient de même sur des charbons ardents, dans les feux de joie que l'on faisait à l'honneur d'Apollon.

Si les anges bâtirent une chapelle à saint Clément au fond de la mer; la petite maison de Baucis et de Philémon lut miraculeusement changée en un superbe temple en récompense de leur piété. -

Si plusieurs de leurs saints, comme saint Jacques.'saint Maurice, etc., ont plusieurs fois paru dans leurs armées.

r^. ' \ :- - DB^JEAN MESLIER. - t c ' ^-î^

montés et équipés à Tàntiqùe, .ejt ont^comÈatiu'en leurX

faveur: Castor et. PoUux, ont paru plusieurs fois en bâ-' \

~ taille et con^attu pour les Romains contre leurs enue--/J

mis. - ; '

Si un bélier se trouva miraculeusement pour être oSert,.. en sacrifice à la place dlsaac^ lorsque son père Abraham v^? le voulait sacrifier; la déesse Vesta envoya àussis^ une : S génisse pour lui être sacrifiée à la place de Métélhiî>fiïle î^^ dé Métellus; la déesse Diane envoya de même une ^l£ftv i à la place d'Iphigénie,lorsqn'elle était sur le bûcher pQÎufcs lui être immolée, et par ce moy«n Iphigénie fut délivrée; ?>>i

Si saint Joseph fut en Egypte sur Tavertissement jde^Q l'ange; Simonides le poète évita plusieurs dangers m6r-*i'>: tels, sur un avertissement miraculeux qui lui en fut ofâife :^

Si Moïse fit sortir une source d'eau vive d'un roeher^t? en le frappant de son bâton; le cheval Pégase eirfitl^ autant ; en frappant de son pied un rocher, il en sbr tï|iiû,é>^^ fontaine. . c ; t-:

Si saint Vincent Ferrier ressuscita un mort haché en ; pièces, et dont le corps était déjà moitié cuit et moitié rôti ; Pêlops, fils de Tantale roi de Phrygie, ayant été mia; / en pièces par son père, pour le faire manger aux dieûx,y ils en ramassèrent tous les membres, les réunirent etlui f rendirent la vie. . i ^f

Si plusieurs crucifix et autres images ont miraculeîisi^j ment parlé et rendu dés réponses; les païens disent que V leurs oracles ont divinement parlé et rendu des réponses ? à ceux qui les consultaient, et que la tête d'Orphée et celle ; de Polycrate rendaient des oracles après leur morti Z : v ' ^

Si Dieu fit connaître par une voix du ciel que Jésus- Christ était son fils, comme le citent les évangélistes; ^ Vulcain fit voir, par l'apparition d'une flammé miraculeuse, gue Gœeulus était jsréritablement son fils.

Si î)ieu a miraculeusement nourri quelques-uns de ses saints; les poètes païens disent que Triptolème fut mira- ^ culeusement nourri d'un lait divin par Cérès, qui iuî ' donna aussi un char attelé dedeux dragons, etquePnénée, fils de Mars, étant sorti du ventre de sa mère déjà morte, ' fut néanmoins miraculeusement nourri de son lait .

Si plusieurs saints ont miraculeusement adouci Ta cruauté et la férocité des bêtes les plus cruelles; il est dit qu'Orphée attirait à lui, par la douceur de son chant et l'harmonie de ses instruments, les lions, les ours et lés tigres, et adoucissait la férocité de leur nature; qu'il attirait à lui lès rochers, les arbres; et même que les rivières arrêtaient leurs cours pour l'entendre chanter.

Enfin, pour abréger (car on en pourrait rapporter bien d'autres), si nos christicoles disent que les murailles de

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il? -

Kia^yiiiédjB^é«içhO|ft6mbèrentvp

^iesfpaïens' disebt qaé les murailles; de là vviile^èTbélSes^

l fiireût Mtiés par le son des iostruïuènts de musique d*:ini-

^?pliion; les pierres, disent les poètes, s'étant ageneéies

'd'elles-mêmes par la douceur ' de' son ■ harmonie: ce ^qui

gérait encore bien plus miraculeux et plus admirable que

de voir toioaber des murailles par terre.

Voilà certainement une grande conformité de miracles de part et d'autre. Gomme ce serait une grande sottise d'ajouter foi .à ces prétendus miracles du paganisme, ce n^en est pas moins une d'en ajouter à ceux du christianisme, ■puisqu'ils ne viennent tous g^ue d'un même principe d'erreur. C'était pour cela aussi que les manichéens et les .ariens, qui étaient vers le commencement du christianisme» se moquaient de ces prétendus miracles faits par l'invo- : cation des saints, et blâmaient ceux qui les invoquaient après leur mort, et qui honoraient leurs reliques.

Revenons, à présent, à la principale fin que Dieu se serait prx)posée, en.en voyant son fils au monde^ qui se serait fait homme; ç'auraitété, comme il est dit,* d'hâter les péchés idu monde, et de détruire entièrement les œuvres du prétendu démon, etc.; c'est ce que nos christicoles soutiennent, comme aussi que Jésus-Christ aurait bien voulu >. mourir pour l'amour d'eux, suivant l'intention de Dieu ~sonpére : ce qui est clairement marqué dans tous les pré- , tendus saints livres.

Quoil un Dieu tout-puissant et qui aurait voulu se faire homme mortel pour l'amour d'eux, et répandre jusqu'à la ■ dernière goutte de son sang pour les sauver tous, aurait voulu borner sa puissance à guérir seulement quelques maladies et quelques infirmités du corps j dans quelques infirmes qu'on lui aurait présentés! Et il n'aurait pas voulu employer sa bonté divine à guérir toutes les infirmités de nos âmes, c'est-à-dire^ à guérir tous les hommes, deieurs vices et de leurs dérèglements, qui sont pires que lessmaladies du. corps 1 Cela n'est pas croyable. Quoil un Dieu si bon aurait voulu miraculeusement préserver des corps morts de pourriture et de corruption ! Et il n'aurait pas voulu de même préserver de la contagion et de la corruption du vice et du péché^^ les âmes d'une infinité de personnes qu'il devait sanctifier par sa grâce 1 Quelle pitoyable contradiction I

CHAPITREJV

DE Là fausseté de la RELIGION GHRÉinENIi^Ji.

Venons aux prétendues visions et révélations dignes v^^ sur lesquelles nos christicoles fondent et étabiisseiit'4^^:^' vérHé et la certitude de leur religion. ' , Q,f^; -^

Pour en donner une juste idée, je ne crois pas qfn'pff'iiê >i puissiB^ mieux faire que de dire en général qu'elles ';Son t.' telles, que, si quelqu'un osait maintenant se. vanter d}ieii:u avoir de semliilables et qu'il voulût s'en prévaloir, orcle-;? regarderait infailliblement comme un fou ^ un fànàti<^u^: >*

Voici quelles furent ces prétendues visions et réyélîat- v ; tions divines : \ } --^

Dieu, disent les prétendus saints livres, étant pouc la; première fois apparu à Abraham, lui dit: t Sortez dèTptré-:; A pays (il était alors en Chaldée), quittez la maison dé' >^ € votre père, et allez- vous en au pays que je vous mon- X € trerai. » Cet Abraham y étant allé. Dieu, dit l'histoire /; sainte, apparut une seconde fois à lui/et lui dit : i-jiç:^^ donnerai tout ce pays-ci où vous êtes à votre postéidtèîi»;^^f En reconnaissance de cette gracieuse promesse, Abràhâni lui dressa un autel. . ;' i

Après la mort d'Isaac, son fils Jacob allant un joui: en c Mésopotamie, pour chercher une femme qui lui rat con-- ; venable, ayant marché tout le jour, se sentant fatigué du chemin, il voulut se reposer sur le soir; couché par terrei';; sa tête appuyée sur quelques pierres pour s'y reposer, 'il • s'endormit; et pendant son sommeil, il vit en songe utfe"' . échelle dressée de la terre à l'extrémité du ciel ; et iV lui ■ semblait voir les anges monter et descendre par icêtte échfeUe, et qu'il Voyait Dieu lui-^mêtné s'appuyait sur le plus haut bout, lui disant: t Je suis le seigneur; lé Dieu • << d'Abraham et lé Dieu d'Isaac votre père : je vous don^ € nerai, à vous et à votre postérité, tout le pays où yous. « dorhiez; elle sera aussi nombreuse que la poussière de : • la terre; elle s'étendra depuis l'orient jusqu'à l'occident, . « et depuis le midi jusqu'au septentrion ; je serai votre , « protecteur partout où vous irez; je vous rattiènerai sain . « et sauf de cette terrOi^ et je ne vous abandonnerai pointque «^je n'aie accompli tout ce queje vousai promis. » Jacob, sétantéveillé dans ce songe, fut saisi de crainte, et dit : « Quoi! Dieu est vraiment ici, et je n'ensavais rien ! Ahl « que ce lieu est terrible, puisqne ce n'est autre chose que

^AiiÀla; niM^oa^iç Dieu e lap!0rte^4u ciel! » Pmis,: s'étàrit^-^ i^;#:|e*éiiï dressa une pierre^surlaqùéfleilrépiaiidit dèrhuilë^ fe^%:(^ mémoire de ce qui veDaitdfflui arriver^ et fit en môme n • :;tem^^ vœu à Dieu, que s*il revenait sain et sauf, il lui

J- -offrirait la dtme de tout ce qu'il aurait. Ç;^ . V Toici encore une autre vision. Gardant les troupeaux de ^^/ son beau'père Labàn, qui lui avait promis que tous les ri- 1 agneaux de diverses couleurs que les brebis produiraient, ! seraient sa récompense, il songea une nuit qu'il voyait les i^V mâles sauter sur les femelles, et qu'elles lui produisaient ;t;"cKt<iùtes des agneaux de diverses couleurs. Dans ce beau , V songe. Dieu lui apparut, et lui dit: c Regardez et voyez ;. ; i « comme les mâles montent sur les femelles, et coiunie

i' « ils^ sont de diverses couleurs; car j'ai vu la tromperie

V € et l'injustice que vous fait Laban votre beau-çère;

{^ f' «levez-vous donc maintenant, sortez de ce pays-ci, et

'^.1^. retournez dans le vôtre. » Gomme il s'en retournait

avec toute sa famille, et avec ce qu'il avait gagné chez

-.son beau-père, il eut, dit l'histoire, en rencontre, pendant - - la nuit, un homme inconnu, contre, lequel il lui fallut

■ combattre foute la nuit jusqu'au point du jour; et cet "-"-homme ne l'ayant pu vaincre, il lui demanda qui il était.

■ ~ Jacob lui dit son nom. « Vous né serez plus appelé Jacob,

« mais Israël ; car, puisque vous avez été fort en combat-

: < tant contre Dieu; à plus forte raison serez-vous fort en «combattant contre les hommes. *

' Toilà quelles furent en partie les premières de ces pré- ; lehdues visions et révélations divines. Il ne faut pas juger autrement des autres que de celles-ci. Or, quelle apparence de divinité y a- t-il dans des songes si grossiers et dans des illusions si vaines ? Si quelques personnes venaient maintenant nous conter de pareilles sornettes, et les crussent pour de véritables révélations divines ; comme, par

: - exemple, si quelques étrangers, quelques allemands venus dans notre France, et qui auraient vu toutes les plus - belles provinces du royaume, venaient à dire que Dieu leur serait apparu dans leur pays, qu'il leur aurait dit de venir en France, et qu'il leur donnerait à eux et à tous leurs descendants toutes les belles terres, seigneuries et provinces de ce royaume, qui sont depuis les fleuves du

i; Rhin et du Rhône, jusqu'à la mer Océane; qu'il ferait une

. éternelle alliance avec eux, qu'il multiplierait leur race,

qu'il rendrait leur postérité aussi nombreuse que les

étoiles du ciel et que les grains de sable de la mer, etc.;

: qui ne riiait de telles sottises, et qui ne regarderait ces f étrangers comme des fous? Il n'y a certainement personne qui ne les regardât comme tels, et qui ne se moquât de toutes ces belles visions et révélations divines.

révélàtîonVdiyinesiiùlls disaient avoir eues; -r^ rj^^iô .!^;^

A^ riôgard dé Tinstitution des sacrifices sanglants^tles f livres sacrés l'attiribuent manifestement à Dieu; G6mm0 il v serait trop ennuyant de faire les détails dégoûtants. dé ces 'i^^^ sortes de sacrifices, je renvoie le lecteur à l'Exode; - r^fX

Mais les hommes n'étaiént-ils pas bien fous et bien'avéïr?^ glés de croire Mre honneur à Dieu de déchirer, tuer ^t":: brûler ses propres créatures, sous prétexte de lui en faire -i; des sacrifices ? Et maintenant encore, comment est-^eqxie; J nos christicoles sont si extravagants que de croire faire y un plaisir extrême à Dieu le père, de lui offrir étèrnelIenientK; en sacrifice son divin fils, en mémoire de ce qu'il aurait été:" honteusement et misérablement pendu à une croik ôûjr'il '^serait expiré ? Certainement, cela ne peut venir que d.!an' opiniâtre aveuglement d'esprit. ^*"

A l'égard du détdl des sacrifices d'animaux, ilne con- :ï siste qu'en des vêtements de couleurs, en sang, fressures^ ;> foies, jabots, rognons, ongles, peaux, fiente,- fumée; ''■'gâteaux, certaines mesures d'huile et de vin, le tout offert; et infecté de cérémonies sales et aussi pitoyables que lès 1, opérations de magie les plus extravagantes. -^ 't

Ge qu'il y a de plus horrible, c'est que laloi de ce détés^fr^; table peuple juif ordonnait aussi que l'on sacrîfiât.désV hommes. Les barbares (tels qu'ils soient) qui avaient rédigé cette loi affreuse, ordonnaient que l'on fît mourir sans ■ miséricorde tout homme qui avait été voué au Dieu' dés .2 Juifs, qu'ils nommaient Adonal; et c'est selon ce précepte exécrable, que Jephté immola sa fille, que Saûlvoulutr~ immoler son fils. -;[.■>

Mais voici encore une preuve de la fausseté de ces rêver ^ lations dont nous avons parlé. C'est le défaut d'accompHs» sèment des grandes etmagnifiquespromessesquilesaccoinjJagnaient r car il est constant que ces- promesses n'ont jamais été accomplies.

La preuve de cela consiste en trois choses principales : , . lo à rendre leur postérité plus nombreuse que tous les autres peuples de la terre, etc.; 2» à rendre le peuple qui viendrait de leur race le plus heureux, le plus saint et lé plus triomphant de tous les peuples de la terre, etc.; 3» et aussi à rendre son alliance éternelle, et qu'ils posséderaient à jamais le pays qu'il leur donnerait. Or, il est constant que ces promesses n'ont jamais été accom- . phes.

Premièrement, il est certain que le peuple mif, ou le peuple d'Israël, qui est le seul qu'on puisse regarder coiàmé

^deseendaBi des p^atriarehes Abrabam^ Isaaciet Jaedb,^t le sëiâdatis lequel «es proinesses auraient dûrs'accbmplir, s^alaniaisiété assez nombreux pour qu'il puisse ôUne.com- -parable en nombre aux autres peuples de la terre, . beau-

-côupmoins, par conséquent, aux graine de sable, etc.; car l!on Yoit^uè, dans le temps même qu'il aétéle plus nombreux et lie plus jQiorissant; ilnfa.jamaisf ocdupérqadrles

.petites provinces^tériles de la Palestine et d esen virons,' qui nei spot presque rien en comparaison de la vaste étendue

'd'une multitude de royaumes florissants! qui sont de tous c<ttiés-^6«r lia ferre.

Secondement, «lies n'ont jamaisété accomplies tout^nt lesi grandes Mttédi étions dont/ ils auraient dû: être favor risés ; carj quoiqu'ils aient remporté quelquespetites vietoires sur dé pauvres peuples qu'ils- ont pillés, cela n'A pas .èmpê(^é'q>u'il8 n'aient été le plus souvent vaincus et rédmts ien' Si^vitude ; l^ir royaume détruit^ aussi, bien que leur nation, par l'armée des Romains : et maintenant encore, nous "voyons que le reste de cette malheureuse nation n'est

^regardé que comme le peuple le plus vil et le plus méprisable de toute la terre, n'ayant en aucun endroit ni demiitation^ ni supériorité. : .

: lïoâ)Sièmement, enfla ces promesses n'ont ^pm\ été non plus accomplies à l'égard de cette alliance éternelle que Dieii^urait dû faire avec eux; puisque l'on ne v^oit maintenairt'et que l'on n'a même jamais vu âucune< marque de cettemlliaiice ; et qu'au contraire ils sont^ depuis plusieurs siébles^exidus de la . possession du petit pays qu'ils prétendent leur a^oir été promis de la part de Dieu, pour en jouir à tout jamais. Ainsi toutes ces prétendues promesses n^àyaat ^oînt eu leur effet, c'est une marque assurée de leur fausseté: ce qui prouve manifestement encore que ices prétendus saints et sacrés livres qui les contiennentj n'ont pas été faits par l'inspiration de Dieu. Donc, c'est en vain que nos cbristicoles prétendent s'en servir comme d^n Mmoig^age infaillible, pour prouver la vérité de leor religion.

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