DES ERREURS DE LÀ. DOCTRINE ET DE LA MORALE
- La religion chrétienne^ apostolique et romaine enseigne et oblige de croire qu'il n'y aqu'un seul Dieu, et en môme temps qu'il y a trois personnes divines, chacune desquell^ estyéritaBlement Dieu. Ce qui est manifestement absurde; car, s'il y en a trois ç[ui soient véritablement Dieu, jcesont véritablement trois Dieux. Il est faux de dire, qa'il n'y ait qu'un seul Dieu; ou, s'il estvraide le.dire,.'il'-es't faux de dire qu'il y en ait véritablement trois qui .soient Dieii, ;piusqu'ùu et trois ne se peut véritablement dise d une seule et môme chose. , -
lï est .aussi dit que la première de ces.prétenduesipér* sonnes divines, qu on appeliéleiMir»^ a engendré laisecondo
S f |%ersonne qu'on apï^
iif "tj 'Ti^ «nseumle ont produitla ^roisièioie qual'on stp-
Selîé «ai»f-««prtt, et héahmoins que ces trois prétendues ivines personnes né dépendent point l'une de raùtréi^ et b-y(- ne sont pas même plus anciennes l'une que l'autre. Gela ts-v est^ncore manifestement absurde, puisqu'une chose ne ~:^ - peut recevoir sonétre d'une autre sans quelquedépeJoidance ; ' de cette autre, et qu'il faut nécessairement qu'une chose Boit, pour qu'elle puisse donner Têtre àtme autre. Si donc rV la seconde et la troisième personne divine ontjreçù leur ' èlre de la première, il faut nécessairement qu'elles dépen< : dent, dans leur être, de cette première personne qui leur -; : aurait donné l'être, ou qui les aurait engendrées; et il ^: faut nécessairement aussi que cette première, qui aurait donné l'être aux deux autres, ait été avant, puisque ce qui ^r n'est point ne peut donner l'être à rien. D'ailleurs, il répû- "^ gne et est absurde de dire qu'une chose qui aurait été en-
gendrée ou produite n'aurait point eu de commencement. \ Or, selon nos christicoles, la seconde et la troisième ont ''-'''__ été engendrées ou produites; donc elles ont eu un com- .. mencement ; et si elles ont eu un commencement, et que
que
Nos christicoles qui sentent ces absurdités et qui ne peuvent s'en parer par aucune bonne raison, n'ont point d'autre ressource que de dire qu'il faut pieusement fermer les yeux de la raison humaine, et humblement adorer de si hauts mystères, sans vouloir les comprendre; mais comme ce qu'ils appellent foi est ci-devant solidement réfuté, lorsqu'ils nous disent qu'il faut se soumettre^ c'est comme s'ils disaient qu'il faut aveuglément croire ce qu'on ne croit pas.
Nos dèlchristicoles condamnent ouvertement l'aveuglement des anciens païens qui adoraient plusieurs dieux ; ils se raillent de la généalogie de leurs dieux, de leur naissance, de leurs mariages et de la génération de leurs enfants : et ils ne prennent pas garde qu'ils disent des choses beaucoup plus ridicules et plus absurdes.
Si les païens ont cru qu'il y avait des déei^ses aussi bien que des dieux, gue ces dieux et ces déesses se mariaient et qu'ils engendraient des enfants, ils ne pensaient en cela rien que de naturel; car ils ne s'imaginaient pas encore que les dieux fussent sanscorps ni sentiments; ils croyaient qu'ils en avaient aussi bien que les hommes. Pourquoi n'y en aurait-il point eu de mâles et de femelles ? On ne voit point qu'il y ait plus de raison de nier ou de reconnaître plutôt l'un que l'autre; et, en supposant des dieux
'y jàiirMt Icertàîiienïent riéu^ diçidé ni d'àbsaràe darts cette doctrine, Vil^tait vraii^aè; îj^ ieùrs'-dieiîxiexistassônt. :'"-.: ^- /-'''''/: r -■■:■- '^-' ''--^-'-■:'^}^^^^
Mâisi: (iians ladôctrine de nos chrîsticoles, il y r a. quet^ S rS^ que iîliose dé bien plus ridicule et de plus ab&urde^v çai^^i^:^ outre ce qu'ils disent d'un Dieu qui en Mt trois^ èl^clë^ Orf? trois qui n'en font qu'un, ils disent que ce Dieu tripïev^t^ï*^ unique n'a ni corps, ni forme, ni figure; que la preiriière-'t^i personne de ce dieu triple et unique, qu'ils appellent 4é-;^^^^^^ père, a engendré toute seule une seconde personne qu'ifed^î^ appellent le fils^el qui est tout semblable à son père^ étants;^^ comme lui sans corps, sans forme et sans figure. Si cela^^^j^i est, qu'est-ce qui ftiit que la première s'appelle le pèrô'-^ji;^ ptlutôt que la mère, et que la seconde se nommei: plutôt; ?% le fils que la fille? Car si la première est véritableiuenteTli^ plutôt père que mère, et si la seconde est plutôt filsique->r^C; fille, il faut nécessairement qu'il y aH quelquechose daiïi&'^îi^p l'une et dans l'autre de ces deux personnes qui fasse qtfé - 'îi-^ l'un soit père plutôt que mère, et l'autre plutôt fils qaé ;vJ^| fille. Or, qui pourrait faire cela^sice n'est qu'elles seraient ''■§ toutes deux mâles et non femelles?Mais comjment seront- -^^^ elles plutôt mâles que fomelles, puisqu'elles n'ont ni ;^5l corps, ni forme, ni figure ? Gela n'est pas imaginable, et se S ^^f détruit de soi-même. N'importe ; ils disent toujours que. '>; ces deux personnes sans corps, forme, ni figure, et pair '#; conséquent sans différence de sexe, sont néanmoins pérè;: :>^' et fils, et qu'ils ont produit par leur mutuel amour une ; ';; troisième personne qu'ils appellent le saint-esprit^ laquelle ;"> personne n*a, non plus que les deux autres, ni corps, iii./:forme, ni figure. Quel abominable galimatias I -j
Puisque nos christicoles bornent la puissance de Dieu r; le père à n'engendrer qu'un fils, pour(C[uoi ne voulent-iis - .? ' pas que cette seconde personne, aussi bien que la trôi- <-i sième, ait, commelapremière, la puissance d'eagenlrer ' ^ un fils qui soit semblable à elles? Si cette puissance d'en- - : ¥ gendrerunfils est une perfection dans la première per- > "^ sonne, c'est donc une perfection et une puissance qui ,'. n'est point dans la seconde ni dans la troisième personne, ^i; Ainsi, ces deux personnes manquant d'une perfection, et. ïd'une puissance qui se trouvent dans la première, elles ne: /i seraient certainement pas égales entre elles. Si au con-> >. traire ils disent que cette puissance d'engendrer un fils :^^ n'est pas une perfection, ils ne devraient donc pas l'attri- . ^ bu.èr à la première peisonne non plus qu'aux deux autres, parce qu'il ne faut attribuer que des perfections à uîi-ôLre qui serait souverainement parfait. ^
D'ailleurs, ils n'oseraient dire que la puissance d'en-. . s
^^^figendr^àpliASiéurs âls et plû^^
i^iî^uràit voulu engendrer que ce seul âlç, et^uey«84èux saiXms personnes pareillement n'en auraient point youlu.
^ «pgéndrer d'autres, on pourrait io leur demander d'où, ils ^gvent que cela est amsi; car on ne voit point dans leurs prétendues écritures saintes^ <qu'aucune de ces divines
s personnes se soit positivement dèjclarée là- dessus. CommeBtdonc nos chrislicples peuvent-ils savoir ce qui en iést? llsjD'en parlent donc que suivant leurs idées et leurs
.imsiginaUons creuses.
=2» On ne pourrait dire que si ces prétendues divines personnes avaient la puissance d'engendrer plusieurs \en^ts, et qu'elles n'en voulussent cependant rien faire, il s'iensuivrait que cette divine puissance demeurerait en «lies sans effet.. £lie serait tout à fait sans effet dans la troisième personne qui n'en engendrerait et n'en produirait aucune, et elle serait presque sans effet dans £es deux laittres, puisqu'elles voudraient la borner à si peu^ Ainsi, cette puissance qu'elles auraient d'engendrer et de produire quantité d'enfants, demeurerait en elles comme oisive et inutile, ce qu'il ne serait nullement convenable :dè4ire de divines personnes.
Nos christicoles blâment et condamnent les païens do ce qu'ils attribuaient la divinité à des hommes mortels, et jde ce qu'ils les adoraient comme dieux après leur mort; ilsoût.raisoii encela: mais ces païens ne faisaient que ce que font encoreinos chrislicoles, qui attribuent ladivinité à leur Christ : en sorte qu'ils devraient eux-mêmes se condamner aussi, puisqu'ils sont dans la même erreur que ices païens, qu'ils adorent un homme qui étaitmortel, et si bien morlei qu'il mourut honteusement sur une cr^ix.
- Il ne servirait de rien à nos christiooles de dire qu'il y aurait une grande différence entre leur Jésus-Christ et les dieux des païens, sous pi^étexte que leur Christ serait (comme ils disentjvrai Dieu et vrai homme tout ensemble,, attendu que la divinité se serait véritablement incarnée ea lui,; au moyen de quoi la nature divine se trouvant jointe et unie hypostatiquement (comme ils disent) avec la nature humaine, ces deux natures auraient fait dans Jésus-Christ un vrai Dieu et un vrai homme; ce qui ue s'était jamais fait (à ce qu'ils prétendent) dans les dieux des païens.
Mais il est facile de faire voir la faiblesse de cetle réponse ; car, d'un coté, n'aurait-il pas été aussi facile aux païens qu'aux chréliensde dire que la divinité se serait
lias liÂea ¥Ouia aussi s'incarner «t-i^nir h^ost^ti(||çftiîi^l^ mentàlaiLàtuf^ humaine dans ces graxi4s hommes ejt^nsr^l .^8 vadmirai^es femmes qui, parleur Yeriii/pariearSiMlës^;| dçuaîifcési iou paj leurs helles actions, ont ejj»€ilé vsuç-^ep^ xommunrdes nomïnes, et se sont fait ain^ adoner commè^pl dieux et déesses^ Et si nos ^diristicoies ne ivùeùl€^t |^Sr^^ 4îroire :^[ue la divinité se soit jamais incamée dans^^ces?!^ ^rtmds personnages, pourquoi veulent-ils npusipersuadéi* iil qxi'élleise soit incarnée dans leur Jésus? X>ùen^st*là>^;^ jMreuvef JLeur foi et leur créance, qui étaient dansnles^^!
Ïiaulens comme dans eux : ce qui iait voir quïhs sont égéH>i^ ement dans Ferreur, les uns comme les autres. ; v ^v J i^S
Mais ce qu'il y a en cela de plus ridicule dans: le' cfiris9>':'5 tîanisme que dans le paganisme, c'est que les paienfeï n'ont ordinairement attribué la divinité qii'â dô -gtapàç^hommes, auteurs des arts «t des sciences, et qui ayaienit ^^5; excellé dans des vertus utiles à leur patrie. Mais îios^déi^-^i: christicoles, à qui altribuent41slaidivinité? A uuhqmiîïe tf de néant, vil et mé^arisable, qai n'avait ni i^E^^BÎç-^ science, ni adresse, né de pauvres parents, et.quv â^ip^ '!/. qu'il a voulu paraître dans le monde et faire parter^leij^ n'a passé que pour un insensé et pour un seaiûtdiii^itfui^^ a été méprisé,, moqué, persécuté, fouetté, et enûax^sùmèi :■ pendu comme la plupart de ceux qui ont voulu ^^ûttarr^emême rôle, quand ils ont été sans courage et ^-fiaos 4iâitt- ^ ieté.- ■• ■ ■'■: ■r.--^^-
De son temps,il y eut encore plusieurs autres m^ooMàbiés:^ { imposteurs qui se disaient être le vrai messie^pi^mis; ::|»ar. - .la M; entre autres, un certain Judas, ganiéea,'Uja/riàyeo--: $ dore, un Barcon et autres, qui, sous un vajn ^pyfiàtextei -^ abusaient les peuples et lâchaient de les fakd «ofideviér ; pour les attirer à eux, mais qui ont tous péris. ,: :
Passons à ses discours et à quelques-unes da ses aottoSj 'J:': qui sont des plus singulières dans leur espèce. «Ji'âîites.pé- « nitence, disait-il aux peuples, car le royausïefdUr^èl tt est proche; croyez cette JL)onne uouveUe. i»;£l(t jlaJJis^it courir toute la Gialilée, préchant ainsi la fusèÏMadue venue prochaine du royaume du ciel. Gomme .^^eaE^jbne . ^ n'a encore vu aucune apparence de la venue de «ce :ro3friau- : me, c'est une preuve parlante qu'il n'était qu'iaiajglnaûe. '
Mais voyons dans ses autres prédications l'éloge ^«t la > description de ce beau royaume. /
Voici comme il parlait aux peuples; « Le royaiùne^des. . • « «ieuxest semblable à un homine qui a semé. â<u J^on
c dormaient, son ennemi est vémi qui a semé: là zîzànlé
i^iir^àrim le bon grain. Il est semblable à lin trésor cacKé «viiahs un champ : un homme ayant trouvé le trésori
^i' lé cache de nouveau; et il a eu tant de joie de l'a- «voir trouvé , qu'il a venda tout son bien, et il a "« tacheté ce champ. Il est semblable à un marchand « qui cherche de belles perles, et qui, en ayant trouvé une « d'uni grand prix, va vendre tout ce qu'il a, et achète « cette perle. Il est semblable à unâlet qui a été jeté dans « la mer et qui renferme toutes sortes de poissons : étant « plein, les pêcheurs l'ont retiré, et ont mis les boas pois- « sons ensemble dans des vaisseaux, et jeté dehors les € mauvais. Il est semblable à un grain de moutarde qu'un tt homme a semé dans son champ : il n'y a point de grain te si petit que celui-là, néanmoins quand il est crû, il est € plus grand que tous les légumes, etc. » Ne voiJà-il pas les discours dignes d'un Dieu?
' On fera encore le même jugement dé lui, si l'on examine de près ses actions. Car, 1® courir toute une province, prê-
" chant la venue prochaine d'un prétendu royaume; 2° avoir été transporté par le diable sur une haute montagne, d'où il aurait cru voir tous les royaumes du monde: cela ne peut convenir qu'à un visionnaire; car il est certain qu'il n'y a point de montagne sur la terre d'où l'on puisse voir seulement un royaume entier, si ce n'est le petit royaume .d'Yvetot, qui est en France ; ce ne fut donc que par imagination 'qu'il vit tous ces royaumes, et qu'il fut transporté sur cette montagne, aussi bien que sur le pinacle du temple; 3" lorsqu'il guérit le sourd et le muet, dont il est parlé dans saint Marc, il est dit qu'il lui mit ses doigts dans les oreilles, et qu'ayant craché, il lui tira la langue; puis jetant les yeux au ciel, il poussa un grand soupir et lui dit: Epheia. Enfin, qu'on lise tout ce qu'on rapporte dé lui, et qu'on juge s'il y a'rienau monde de si ridicule.
Ayant mis sous les yeux une partie des pauvretés attribuées à Dieu par les christicoles, continuons à dire quelques mots de leurs mystères. Ils adorent un Dieu en trois personnes, ou trois personnes en un seul Dieu, et ils s'attribuent la puissance de faire des dieux de pâte et de farinej et même d'en faire tant qu'ils veulent. Car, suivant leurs principes, il n'ont qu'à dire seulement quatre paroles sur telle quantité de verres de vin, ou de ces petites images dé j'àte, ilsen feront' autant de dieux, y en eût-il déi» millions. Quelle folié! avec toute la prétendue puissance de leur Christ, ils ne sauraient faire la moindre mouche, et ils croient pouvoir faire des dieux à milliers. Il faut être irappé d'un étrange aveuglement pour soutenir des choses
iiPml-S^tWf-'^œ^p^i^^
■j<-::^éMB
u ; s*I^;VQiént--ils pas- ces docteurs a^ m|e;c!est i>^feîr^
^jitinè- |)prte spacieuse à toutes sortes d*idoiàtnes, xîTajsc^à^^
\: vouloir faire adorer ainsi des inaages dé pâte, soûs^p^^ ^^ texte que des prêtres auraient le pouvoir de les consacreirèj et de les faire changer en dïeûx ? Tous les prêtreS;desi^' idoles n'auraient-ils pu et ne pourraient-ils pas màiicitè^rîp nantse vanter d'avoir un pareil caractère? C lu^^^
Ne voient-ils pas aussi que les mêmes raisons qui dëîrvti montrent la vanité des dieux ou des idoles de bois, de g pierre, etc., que les païens adoraient, démontrent.pareilliÊi%4^ ment la vanité des dieux et des idoles de pâte Jet de farine; Ci que nos déichrîsticoles adorent ? Par quel endroit se mo^^^r quent-ils de ia fausseté des dieux des païens ? N'est-ce î^;
S oint parce que ce ne sont que des ouvrages de la jniiin r| es hommes, des images muettes et insensibles? Et que? ji sont donc nos dieux que nous tenons enfermés dans dès :, boîtes, de peurdes souris ? ^ ;>
Quelles, seraient donc les vaines ressources des christi-^}C^ coîes ? Leur morale ! elle est la même au fond que dans^ toutes les religions; mais des dogmes cruels en sont -:; nfe et ont enseigné la persécution et le trouble. Leurs u; miracles I mais quel peuple, n'a pas les siens, et quels ; sages ne méprisent pas ces fables ? Leurs prophéties l n*èh :^; a-t-on pas démontré la fausseté ? Leurs mœurs ! ne sotit- '; elles pas souvent infâmes? L'établissement de leur reli-. gion 1 mais le fanatisme n'a-t-il pas soutenu visiblement \; cet édifice ? La doctrine ! mais n'est-elle pas le comble de -? l'absurdité? f^
Je crois, mes chers amis, vous avoir donné un préserva- • tif suffisant contre tant de folies. Votre raison fera encore plus que mes discours; et il serait à souhaiter que nous n eussions à nous plaindre que d'être trompés 1 Mais le ^ sang humain coule depuis le temps de Constantin, pour - 1 établissement de ces horribles impostures. L'Eglise ro- i.
querelles ont fait égorger, ces multitudes de moines et dé nonnes devenues stériles par leur état. Voyez combien de créatures sont perdues, et vous verrez que la religion chrétienne a fait périr la moitié du genre humain.
Je finis en formant des vœux pour que les peuples en viennent le plus tôt possible à la religion naturelle, dont le christianisme est l'ennemi déclaré. C'est cette religion sainte qui seule est, dès la naissance, dans le cœur de tous les hommes; c'est elle qui nous apprend à ne rien
^^M'-y{:-^^0-'J'^T^ST^^
'l^ïiïbïis^îiaônies. ' ■ -^■■ j/^'';- -■■■■:;■■"■•";■■■•'" ^■■■-.:U'\'-'r":;..^;-;:
^^^yî^ ;?€!M^ t Rôli^lort NataMfe? », je^ Taî explîcf ùée dâns^^ïm ï;^■fàèsè^trois 13^3 qTie j'ai écrits mfèntîon er<jde|B
J> %ôus laeisse, mes chersf frères. .
i; .- Xiô jour oti elle serait en hciimeTir partout, Tuni vers se- , Tait cbtûpôsé de' bons citoyens, de p^res j ustèsi d%nfants
soniriis, d'amis tendre». C'est cette religion (jiiî réside en
/ nous dès que nous avons la raison, mais que» jusqu'à pré-
. ■ sont le fanatisme a pervertie. Paisse-t-elle trîouïphér des
: prêtres, puisse-t-eîle faire disparaître ces artisans deinenr
",, songes 1 — Mais> héias ! je vais mourir plus rempli de ces
désirs que d'espérance.
Jean Meslier.
Etrépjgny, 15' mars 1732.