‹ Le curé Meslier [microform]Chapitre 7 sur 29 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DES DIEFÉRENTE3 RELIGIONS i IL NE PEUT Y EN AVOIR DB.J VÊRrrABLE. DES. RÉVÉLATIONS,

Des Dieux modifiés par des imaginations diverses ont dû suivre les caprices de ceux ^î les ont annoncés^ etles façons de les servir ne purent être que des suites de' ces mêmes caprices. Si chaque individu est forcé' àeséi faire un Dieu à part, d'après sa propre organisatioii et ses propres circonstances j s'il n'est pas deux êtres de reSïrêce humaine qui aient précisément les mêmes idées^j de Iteur Dieu, il n'est pas surprenant que les indûctfoiï*

gg ^gîils^ieiLtirent soieni^fliûment diwréifi^és f i^ t

^âaÉi^er qu^il n'est pas deux iiopimes dans le monde qui aient précisément la même Religion. Tous les Dieuy des nations ont des points généraux de ressemblance ; toutes les Hëligions s'accordent à plusieurs égards ; mais le i. Dieu et la Religion d'un même pays sont envisagés diver- ^ sèment par chaque individu ; chacun, d'accord poiip les admettre en gros, les modifie dans le détail à sa manière, et s'en fait des idées particulières ou propres à lui tout seul.

Il ne peut donc point y avoir de Religion qui convienne à tous les hommes. Gomme ceux-ci varient pour le tempérament, pour les idées, pour les circonstances physiques et morales qui les modifient, ils ne peuvent ni adorer le même Dieu, ni convenir du culte qu'il faut ' lui rendre, ni des notions que l'on doit s'en former: le Dieu d'un lâche ne peut être le même que celui d'un homme intrépide et courageux ; le Dieu d'un esclave du Despotisme ne peut être le même que celui d'un Citoyen libre et qui connaît ses droits ; le Dieu d'un climat fertile et heureux ne peut être celui d'un climat disgracié ; le Dieu d'un homme robuste et sain ne peut être celui d'un mortel chétif et rempli d'infirmités. Par une conséquence nécessaire, la Religion doit suivre les idées que l'on s'est faites de sa Divinité ; et comme les hommes n'auront jamais de mesure commune pour décider des objets qui n'ont que leurs fantaisies pour base, nous , sommes forcés de conclure que nulle Religion ne peut être vraie, et que jamais le genre humain ne pourra s'accorder dans les mêmes notions sur des objets purement imaginaires que chaque homme est obligé de voir diversement : il n'y a que la folie la plus tyrannique qui puisse entreprendre de décider quel est l'homme ou la nation qui ont le mieux rêvé, et dont les rêveries doivent servir de règle pour les aiitres.

Pour qu'une Religion fût vraie il faudrait qu'elle. eût pour objet le culte d'un vrai Dieu. Mais'parmi cette foulo de Dieux divers que les nations adorent, comment dis-

îmglfôiS ï^^ lé plus puisàanif îli^^l^

qitièwcai^ Serait-ce le^liisMreo^^

de Kdntéi dé isàgessëf dUntelUgencô? ParÊôui^ les nations ^^mir sous le poids de leurs maux, tant pK^^? siques que moraux. Sera-ce le Dieu le plus ràisonnâbi^J^ï hélas I nous Toyons partout les Diaux ne parler queileèl langage du déliré. Sera-ce celui dont la Religion reiidsg les hommes les plus heureux? Nous voyons que partoutjt^^ la Religion est la source primitive de leur asservisse^ ^ ment, de leurs préjugés religieux et politiques, dé leurs y; querelles sanglantes,de leurs haines invétérées, deléurs-v tourments intérieurs, de leurs chagrins les plus cuisânts.vi Sera-ce le Dieu dont la morale est la plus pure, la plus^!^^; conforme à la nature de l'homme ? nous voyons que par^- ^ tout la nature, la raison, la morale sont subordonnées;' ; aux caprices d'un Dieu changeant ou de ceux qui le font/': parler, et que ceux-ci substituent des devoirs ridicules ^ et même des crimes réels aux lois immuables de la naturev aux devoirs de la raison, aux intérêts de la société^ î Enfin, sera-ce le Dieu qui rend les hommes meilleurs ?^^ nous voyons partout que les mortels oublient leur Relir gion et leur Dieu pour suivre les passions que leurs tem^ . péraments, lenr éducation, leurs gouvernements,:leurs'" usages, leurs préjugés, leurs opinions et l'exemple^ leur : rendent nécessaires. Ainsi', nulle Religion ne peut fixer i les idées des hommes;, nulle Religion ne peut être utile à leur bonheur. :r

On nous dira peut-être que toutes les Religions du monde s'accordent à faire adorer des Dieux méchants, mais que l'on pourrait remédier aux inconvénients qui^ résultent de ces notions fausses, en supposant un Dieu ' parfaitement bon. Je réponds que cette supposition est totalement impossible ; dès qu'on suppose Dieu rauteur de toutes choses, on se trouve obligé de lui attribuer également les biens et les maux dont ce monde est le théâtre : si l'on s'obstine à ne lui attribuer quele bien, en voyant lés maux auxquels l'innocence, et la vertu même sont exposées ici-bas, on se trouvera forcé dé ^

> ' -.^boûveair ,ou que ce Dieu si hoR ^ n^ ^p'eut lés :^mpêcheiî, .

io.u sque ce Dieu si parfait y consent, on que <ie ï)ieu si 1 -sa^'Oles permet, idées qui sont également contraires.à ; jà iout^ et aux perfections divines : si un Dieu

; c Jio^ ie maître de la nature, les désordres, tantplrf-^ ^ r ^ques que moraux, que nous trouvons dans lé monde, 'U 4^mentiront:à tout moment la bonté • qu'on lui attribue, ■'^ïï est donc imp de proposer aux hommes un Dieu

-' r jqni puisse être constamment le modèle de leur conduite ^^^'~ et l'objet de leur amour sincère,

: v La Religion est, nous dit-on, le système des devoirs T dé l'homme envers Dieu; cela posé, ces devoirs doivent ; ''xlonc être fondés sur les rapports subsistants entre ce l'Dieu et lui; mais avant de pouvoir découvrir ces rap- Vj: ports, il faudrait connaître la nature de ce Bien, être ;/î assuré de ses attributs essentiels et de ses qualités, être V- instruit de ses volontés, s'être dûment convaincu si ses ' ordres sont réellement émanés de lui, ou s'ils n'ont point été supposés ou altérés par ceux qui nous parlent en son nom. D'un autre côté, quels rapports véritables peut4l - y avoir entre Dieu et les hommes? Ne nous répète-t-on -^ pas sans cesse que Dieu ne doit rien à l'homme, qu'il est : maître de lui do aner ou de lui Tefuser ses grâces, qu'il est en droit de le punir d'avoir manqué des grâces qu'il n^a point voulu donner, qu'il peut, avec justice, le damner pour des fautes qu'il n'a pu s'empêcher de commettre. Quels rapports peut-il donc y avoir entre les hommes et . un despote tout-puissant qui ne consulte que sa fantaisie?

Cependant toute Religion suppose non seulement des rapports entre Dieu et les hommes, mais encore quelque révélation, une manifestation de la Divinité, une prof mulgation de ses lois; mais parmi ces révélations faites à tous les peuples de la terre, en faveur 4e - laquelle se déterminer? Sera-ce pour celle qui nous donne l'idée la plus claire de la Divinité ? toutes se font un principe détouffer la raison, d'interdire l'examen, de

-ii(His,pjÈ©poser déS mystères, de:jeter-nôtpe ôSpÊil;Ç|^^^^ de profondés ténèbres : toutes -nous montrent un .Weù^J incompréhensible, des mystères impénétrables^ ^s^i oracles inintelligibles, des lois opposées aux lumière» ^^ du bon sens ; toutes nous ramènent à rautorité des:- . hommes; mais pour s'en rapporter à l'autorité, il iî^^ avoir des motifs de confiance en ceux qui se disent pîjba^^;? instruits que nous des volontés de la Divinité qu'ils^iiclu^vf annoncent, et pour peu qu'on réfléchisse, on estforc^def^f reconnaître que nul être fini ne peut se former une id^'ti

- d'un Dieu <que l'on dit infini, et que, par conséquent^|y tous les hommes n'ont jamais eu et n'auront jamà][sji| aucune notion réelle de l'Etre qu'ils se croient X)blîg^P^f d'adorer ou d'honorer de leur culte. De tout cela^ii^^pi^ ^st obligé de conclure qu'il n'existe point de yrai.e|;^'| Beligionsur la terre, que les hommes n'ont que désg supecstitioûs,. c^est-à-dire, des systèmes de conduite ;| ridicules, arbitraires, insensés, et des opinions desti^^5$ iuéesdeibndements. . ;;4^|J

Il n*est point de révélation qui soit propre à faire 4ijs-^ 5 ^paraître Tignorance et les incertitudes où les hpmûtôi^l seront toujours sur la Divinité; il n'en est;pas qui,iién f^

*loin dejeter plus de jour sur cette Etre, ne plonge4'fits^ è: prit humain dans les ténèbres plus épaisses, et n'anéan- }:: tisse son Dieu par les contradictions palpables qu'elle- i: ^débite en son nom. En effet, on nous dit que la révâaitipn ' ^ ^est une preuve de la bonté d'un Dieu, qui, dans s.aiiog^é-: ; ricorde, a daigné se manifester à des homm^es chaisis;^ par préférence à d'autres, afin de leur faire .cûnnaiib^ î^ ses volontés suprêmes et les moyens de mériter sé^ faveurs. Mais cela même ne prouve-t-il pas que le Dieu ^ qui se révèle n'est ni bon ni équitable? Si tous les hommes ont besoin de connaître la Divinité' et 4e se ~ conformer à ses vues, la révélation d'un Dieu b^on aurait dû être universelle ; une révélation particulière ^ annonce un Dieu favorable à unpeuple particulier, jaiais" injuste et cruel pour tous les autres, qu'il veut laisser dans leur aveuglement; ainsi toute révélation exclusive';:

^^tjj'^'iiiortèls.

^||g^ -Toi^ révélation: ne répugne pas moins à la^ sagesse;

divine qu'à la nature de l'homme ; quand même cette -révélation pourrait être un moyen de connaître la Divinité et ses lois, ce moyen ne serait que momentané et trompeur. Tout ce qui se passe entre les mains des iiommes est sujet à s'altérer par les différents récits, parla vicissitude des langues, par l'amour du merveilleux, par le penchant à mentir, à exagérer, par la diver- . site des façons de voir, d'entendre, de comprendre, de < penser; par la variété presqu'infinie des esprits, des 'intérêts, des préjugés. Ainsi pour qu'une révélation fût stable il faudrait que la nature de l'homme fût changée; "mais en supposant l'homme tel qu'il est, il faut nécessairement que toute révélation devienne à la longue un vrai tissu de fables et de rêveries, diversement modifiées par les esprits divers qui l'annoncent, l'interprètent et qui la reçoivent. Quelles difficultés ne trouvons-nous pas à constater les faits qui se passent journellement dans les sociétés Où nous vivons ? Ne voyons-nous pas que ce qui arrive dans un quartier d'une ville, en passant débouche en bouche, s'altère et devient souvent un amas de contradictions et de mensonges, avant de parvenir jusqu'à nous ? Combien est-ii d'hommes qui sachent rendre fidèlement ce qu'ils ont vu, ce qulls ont entendu raconter? comment veut-on qu'une révélation conserve quelque permanence à travers les siècles, les nations, les jneuples ignorants, les Pré ires enthousiastes ou menteurs, les intérêts changeants? Ainsi quand il y aurait eu en effet jadis uns révélation véritable, cette révélation se corromprait, s'altérerait infailliblement, et deviendrait peu à peu un tissu de faussetés au milieu desquelles il serait impossible de démêler la vérité primitive, elle ne serait par conséquent qu'un moyen absurde , ridicule, incompatible avec la nature de l'homme et avec les projets immuables d'une Divinité toute puissante.

qi^ij^ abrité les jiOTam€Sg

de ce quHl leur était indisp ensablement ii4cessaîpaî|p^ii^ 1 le leur accorder de suite ; il n*a pu tout d^un coùg^ lejcœf 1 donner les connaissances et- les lumières dont ils ayaien^ besoin^ ou, s'il l'a pu, il ne l'a point voulu, ce qui seraitt^ ^ injurieux soit à sa puissance, soit à sa justice, soit à^a^j honte. - ;

D'un autre côté une révélation variable et sujette â^ s'altérer ne serait pas compatible avec les attributs delà < Divinité. Quand Dieu lui-même se tiendrait suspendu au^; haut de l'atmosphère, d'oùil annoncerait continuellement ■ ses lois et ses volontés aux différents peuples de la terre . qui passeraient sous ses pieds; quand même illes annoii-: > cerait dans les différents idiomes de ces peuplés, à inoins de changer l'essence même de l'homme, il ne parvieii- : draitpas à les amener àquelque uniformité de croyance f[ les hommes demeurant ce qu'ils sont, entendraient, con^:^ cevraient, expliqueraient ses oracles diversement jsa^ / révélation continuelle ne serait qu'une- occasion con-^ tinuelle de dispute entre eux, et peut-être qu'à chaque / révolution du globe. Dieu les trouverait s' entr' égorgeant pour savoir dans quel sens il faut entendre ses ordonnances du jour précédent. D'oùil sait qu'une réVér lation momentanée serait une absurdité, et qu'une rêvé-/ lation continue serait un grand malheur pour notre espèce, la laissant disposée comme elle l'est. Lé Tout-' Puissant aurait donc mieux fait de refondre l'homme afin ■ de lui rendre une révélation utile, que de se donner lapeine de l'instruire continuellement et par lui-même. - Toutes les révélations qui existent sur la terre ont été Uités.j^airV entremise des hommes; la Divinité en tout pays s'est servie de l'organe de quelque mortel pour faire connaître ses volontés suprêmes. Mais pourquoi faire passer par la bouche d'un mortel faillible et menteur . ce qu'elle pouvait inspirer directement aux cœurs dés créatures qu'elle voulait éclairer ? A quoi bon tous ces

^J^^^^mtiiè» tandis qu'il n'était l)«80in que d^àii acte de^ lig^^^^olonté divine pour changer la nature lïnnmne et çonyaincre toute la terre de ce qu'elle avait besoin de faire et de savoir? Un Dieuprésent partout et par ' çbnséquen^ toutes les âmes, ne pouvait-il

pas s'entretenir avec elles directement ? Pourquoi ayant un moyen si excellent et si sûr de faire connaître sa /volonté, en prend-il un si mauvais, si suspect, si sujet à - l'erreur? Pourquoi, pouvant agir en Dieu^ agit-il en homme f Pourquoi ne préfère-t-il pas des moyens infaillible^s à des moyens douteux?

C'est un être bien étrange que le Dieu théologiquey il est revêtu de toutes sortes de qualités divines, c'està-dire, incompréhensibles pour l'homme ; et cependan il agit toujoursng» homme! Mais encore d'après les révélations qu'on lui attribue dans toutes jes parties de la . terre se conduit-il en homme infiniment sage et bon, infiniment juste, infiniment puissant, infiniment prévoyant et constant? Non, sans doute; il parle pour n'être point entendu, il choisit un petit nombre d'hommes et réprouve tous les autres : il agit en Sultan qui ne doit rien à personne.

Cependant sa toute puissance n'empêche pas tous ses projets d'échouer : l'homme est en pouvoir de l'offenser, de troubler l'ordre qui lui plaît, de lui désobéir, de se j?évolter contre lui. Enfin malgré son immutabilité ce Dieu est continuellement occupé à faire et à défaire son propre ouvrage ; l'homme l'oblige à chaque instant de changer de mesures ; la race humaine, qu'il a créée pour sa gloire, ne le glorifie point, elle ne fait que l'irriter et Tapaiser, provoquer sa fureur par des outrages continuels afin de la caimer par des prières et des bassesses continuelles ; en un mot. Dieu devient le plus changeant et le plusmalheureux des êtres, par la fatale liberté qu'il laisse à ses créatures de contrarier ses vœux ; jamais le Tout Puissant ne parvient à leur inspirer ni les opinions ni les dispositions qu'il désire, il lui est plus facile de

nature, ^dècfaire'des miracles, que de changer ié~eœ}i£âj^^ rà<»)ime^.qa'U tient pourtant dans ses mains. -. -\ 'À

Les lois contenues dans toutes les révélations «ornubes: " " et .promulguées au nom delà Divinité. sont-elles 4%»^3l^c^y d'un homme iage? Ellessbnt partout puériles, imsns^^^^^ elles annoncent un ipieu fantasque, occupé de priati^j^ t|^ extrayaganies, de cérémonies ridicules ; elles montrèiafei^ un Dieu avide de présents et d'offrandes ; elles nou^^^lj présentent un Dieu glorieux, sensible aux bassessés^Jà^ aux humiliations, aux flatteries de ses favoris, etn^c^: Jg cordant rien à ses amis, s'ils ne le lui arrachent à forcer^ 4| de prières et dlmportunités. - '■■-.: ::^'-^?f 'Mi

Ces révélations nous proposent-elles un Dieu bient |^ moral ou propre à servir de modèle aux hommes ? Elles '^j^ nous^le montrent comme un séducteur, qui tend desv v^^ pièges ; comme un juge inique, qui punit les fautes ;^^ qu'il a invité ou permis dé commettre; comme un èxter-;;; minateur des peuples; comme se vengeant de rignO"S> ^; ^ rance nécessaire des mortels, et les châtiant d'avoîÈ fj manqué des lumières et des forces qu'il n'a point voulu '^J leur donner; tîomme l'ennemi de la raison" humaine; '^ comme le plus déraisonnable tyran: et par un renversé- vment fatal de toutes les idées de morale l'on se croit x/^J obligé de louer en pi&a ce qu'on déteste dans l'homme, ^^^ et^ de blâmer dans l'homme ce qu'on honore en son Dieu. ^ V^

Toutes les religions du monde nous parlent d'un Dieu qu'elles prétendent connaître ; qu'elles assurent être ieseUl véritable, le seul digne d'être aimé et adoré ; mais!, aussitôt quela raison veut examiner les titres et les prétentions.exclusives de ce Dieu, elle ne trouvé partout qu'une égale folie; partout elle voit les conteadic^ tiens les plus fipàppantes, les inconséquences les plus marquées, la conduite la plus désordonnée. Elle voit en tout pays la Religion: établie dans les temps d'ignorance et de barbarie ; elle trouve que la Religion des enfants n'est que l'effet dé la sottise des pères. Elle voit l'en*

J^tt ^ens. En un mot lorsqu' exempts de pr^ugésiiolis v^biiibns contempler ces Religions qui absorbent ratten- ■ îtipndes peuples et de ceux qui les gouvernent, nous re- : connaissons dans tous les Dieux le pinceau de la démence, ■de la fourberie ; nous ne trouvons qu'obscurité et mysr vtères dans les dogmes qu*on leur attribue, nous ne voyons que délire dans les cultes qu'on leur rend, nous ne voyons que délire dans les inductions qu'on en tire,et tout conspire à nous prouver que la Religion,loin d'être l'instrument de la félicité des hommes, est la source -empoisonnée d'où sont découlés tous leurs maux.

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