PAYS-BAS ET PAYS SCANDINAVES
au Cygne en Chevalier du Saînt-Graal : celle du xvi* devait lui créer une nouvelle généalogie. La plus ancienne édition du roman en prose de Meurvin * en fait un descendant de Doolin de Mayence et d'Ogier de Danemark. Les familles épiques finissaient ainsi par se confondre, et les conteurs populaires se chargeaient de trouver des aïeux aux parvenus de la légende.
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La tradition que l'Allemagne avait adoptée dès le commencement du XIII® siècle dut se répandre plus rapidement encore dans les pays de langue flamande, que tant de liens rattachaient à la France wallonne. L'historien de la poésie néerlandaise au moyen âge, M. Jonckbloet, réclame même avec quelque vraisemblance le mystérieux chevalier comme un héros national, mais sans prouver par aucun témoignage précis que les poètes néerlandais l'aient célébré avant ou après les trouvères wallons, comme ils avaient chanté dès le xn'' siècle les exploits des héros du cycle carlovingien.
On ne saurait douter cependant que les versions françaises de la légende n'aient circulé de bonne heure sur les bords du Rhin et de l'Escaut ; mais nous n'en connaissons que des traductions en prose qui reproduisent, en l'abrégeant, la première partie du poëme publié par M. de ReifTenberg. Une des plus anciennes, sinon la plus ancienne, paraît être celle qui fut imprimée à Anvers, par Heyliger, sous le titre de : Eene schoone Historié van den Ridder van avontueren Helian, genaemd den Ridder met de Zwaen (in-4° gothique, à 2 colonnes, sans date''). Elle s'arrête au retour de Ponce,
1. Les Romans en prose de la TaUe-Konde et de Charlemagne, par \V. Schmidt, traduits par le baron de Roisin.Saint-Omer, 1845, in-S», p. 143 et sqq.