‹ Le cylindrographe appareil panoramique (volume 2)Chapitre 3 sur 10 · LE CYLINDROGRAPHE T O P OG R 4 PH I Q U E · texte numérisé non relu

LE CYLINDROGRAPHE T O P OG R 4 PH I Q U E

de vue 5 (point nodal d’émergence) soit le même pour toutes les perspectives. Si cette condition n’est pas satisfaite, si, pour passer d’une vue à une autre, l'appareil tourne autour d’un autre point O (fig* 7), la perspective 2' qu’on devrait

Fig.

avoir et la perspective 2 qu’on a de fait ne se ressemblent pas absolument. Ce sont comme deux vues stéréoscopiques prises des points s] et s2 ; les alignements ne sont plus les mêmes, et les déplacements des points sont d’autant plus sensibles que ces points sont plus rapprochés de l’observateur; il en résulte que les parties communes à 1 et à 2 ne se ressemblent pas, non seu-

CH A P. I. — CANEVAS TOPOGRAPHIQUE. 19 lement comme dimension, comme il a été dit pins haut, mais même comme disposition, et que les premiers plans, les plus visibles, sont aussi les plus différents. Il y a là une nouvelle difficulté pour le raccord, une nouvelle source de corrections peu commodes.

Toutes les causes d’erreurs que nous venons d’énumérer sembleront peut-être de peu d’importance; mais il faut bien se dire que la Photographie ne peut lutter avec les instruments de topographie usuels qu’à condition de donner une précision au moins égale, sinon supérieure. Or, ces instruments donnent couramment les angles à ^ de grade près. Sur une photographie de i5cm de foyer, de grade correspond à une longueur moyenne d’environ de millimètre. On voit donc qu’on ne saurait prendre trop de précautions dans la mesure de ces longueurs dont dépend la bonne exécution du levé.

En résumé donc, quand on emploie la Photographie plane :

i° La mesure de chaque azimut, de chaque pente exige une construction particulière, deux mesures de longueurs et un calcul, construction et mesures d’une exécution peu commode.

20 LE CYLINDROGRAPHE TOPOGRAPHIQUE.

20 La définition géométrique de la perspective, point de départ de l’opération, n’est pas toujours complète et exige alors une série d’observations délicates, absolument distinctes du levé.

3° Et c’est là le plus grave inconvénient, il faut beaucoup de clichés, et le raccord exact de deux clichés contigus est presque impossible, d’où il résulte que la mesure des azimuts, qui repose absolument sur ce raccord, ne présente qu’une précision très relative.

Ces divers inconvénients des photographies planes ont déterminé bien des inventeurs à chercher ailleurs la solution du problème. Je rappellerai seulement la planchette Chevalier , compliquée, à deux mouvements combinés, qui ne fournissait que des images confuses, et le périgraphe instantané du colonel Mangin , beaucoup plus ingénieux, se composant simplement d’une lentille torique spéciale à axe vertical, recueillant les rayons lumineux venus de tous les points de l’horizon et les renvoyant former leur image sur un plan horizontal. Ces deux appareils donnent le tour d’horizon en un seul cliché, mais le panorama est déformé par anamorphose, par conséquent difficile à reconstituer, ne ressemblant pas à la

nature, et n’offrant d’intérêt qu’au point de vue des mesures topographiques.

2° Photographie cylindrique.

Supposons que la perspective soit prise sur un cylindre de révolution, dont Taxe passe par le

Fig. 8.

point de vue s (fig- 8), les éléments co et a d’une visée quelconque SM s’obtiennent avec grande facilité; X azimut w est proportionnel à l’arc soustendu xm , qui dans le développement du cylindre sur un plan devient la longueur x \ m { ; et

mm' ni\ m\

ms

LE CYLINDROGRAPHE TOPOGRAPHIQUE.

ms est constant, c’est le rayon; donc tanga, ou la pente de la visée, est proportionnel à mm! ou à mKm!^ distance de l’image du point à l’horizontale h h!

On n’a donc sur le cliché développé qu’à tracer deux échelles à divisions égales, l’une suivant jk , pour les azimuts; l’autre suivant une perpendiculaire kk' pour les pentes.

La question se trouve donc déjà fort simplifiée, puisque la recherche d’un azimut ou d’une pente n’exige, sans aucun calcul, qu’une simple mesure de longueur sur une échelle régulière.

Au courant de la description de l’appareil qui donne cette perspective cylindrique, nous trouverons bien d’autres avantages offerts par cette méthode sur la précédente.

Cylindrographe topographique.

Le cylindrographe topographique , de construction plus soignée que l’appareil ordinaire, est en outre muni de dispositifs spéciaux, destinés aux usages topographiques :

i° Les trois branches du pied ne présentent qu’une brisure, pour augmenter la stabilité; deux

Page 1